Sahara occidental : l’Espagne peut-elle céder le contrôle de l’espace aérien au Maroc ?

L'Espagne, ancienne puissance administrante du Sahara occidental, fait face à la question de transférer la gestion de l'espace aérien au Maroc sans préjuger du statut international du territoire.
Le Sahara occidental reste inscrit sur la liste des territoires non autonomes de l'ONU et le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui demeure central.
Le Parti populaire espagnol exige que Madrid maintienne le contrôle aérien, respecte les normes de l'OACI, informe les Canaries et organise un débat parlementaire avant toute décision.
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TSA Algérie
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L’Espagne peut-elle transférer au Maroc la gestion de l’espace aérien du Sahara occidental sans préjuger du statut international du territoire ?
La question dépasse les considérations techniques liées à la sécurité aérienne. Le Sahara occidental demeure inscrit sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies.
Le Maroc n’y figure pas comme puissance administrante. Le processus de décolonisation reste inachevé et le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination demeure au cœur du dossier.
Dans ces conditions, un transfert de la gestion de l’espace aérien au Maroc soulèverait une question politique et juridique majeure.
Une délégation technique ne vaut pas reconnaissance de souveraineté. Toutefois, confier à Rabat la gestion aérienne d’un territoire dont le statut définitif reste en suspens risquerait de consolider sa position de fait, sans règlement préalable de la question de décolonisation.
Espace aérien du Sahara occidental : que va faire l’Espagne ?
L’Espagne, ancienne puissance administrante du Sahara occidental, conserve donc une responsabilité politique et morale particulière. Elle devrait éviter tout transfert susceptible de préjuger du statut du territoire, tant qu’une solution conforme au droit international et au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui n’aura pas été trouvée.
La sécurité aérienne relève des normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale. Elle ne saurait servir de fondement à une reconnaissance implicite de souveraineté.
Dans ce contexte, la démarche du Parti populaire espagnol mérite d’être soulignée. Le PP demande au gouvernement de Pedro Sánchez de maintenir la gestion de l’espace aérien sous contrôle espagnol, de garantir le respect des exigences de l’OACI et d’informer les institutions canariennes des négociations avec Rabat. Il réclame également un débat parlementaire et l’intervention des organismes internationaux compétents avant toute décision.
Cette initiative renforce la nécessité de dissocier la coopération aéronautique du règlement du statut international du Sahara occidental.
L’Espagne ne doit pas offrir au Maroc un cadeau politique au détriment de la juste cause du peuple sahraoui et de son droit inaliénable à l’autodétermination.
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