Actualités

La réforme du Conseil de sécurité, une question de justice et de légitimité

Par APS•2 min de lecture
Brifa
La réforme du Conseil de sécurité, une question de justice et de légitimité
Résumé IA

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a affirmé à Tripoli que la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU relève désormais de la justice et de la légitimité de l'ordre international.

Lors de la 14e réunion ministérielle du Comité des Dix de l'Union africaine, il a estimé que l'ordre multilatéral est mis à l'épreuve dans sa capacité à résoudre les crises.

Il a rappelé que l'Afrique, sous domination coloniale en 1945, n'avait pas de voix lors de la création de cet ordre, et jugé inacceptable sa sous-représentation actuelle au Conseil.

Il a réclamé la réparation de cette injustice historique, affirmant que le continent doit être traité sur un pied d'égalité avec les autres blocs.

L

Publié par

Le Quotidien d'Oran

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a souligné, dimanche à Tripoli (Libye), que la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies n'est plus une simple question de négociation, mais une question de justice, de légitimité et de crédibilité pour l'ordre international.

S'exprimant lors de la 14e Réunion ministérielle du Comité des Dix chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union africaine (C-10) sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, le ministre d'Etat a précisé que l'ordre international multilatéral est mis à l'épreuve quant à sa capacité à relever les défis, à apporter des solutions aux crises et à restaurer la confiance dans l'aptitude des institutions à répondre aux défis actuels.

En 1945, la plupart des pays africains ployaient sous le joug colonial et, par conséquent, le continent ne disposait pas d'une voix audible lors de la mise en place de l'ordre international, a-t-il rappelé.

Et de faire remarquer que le monde a depuis connu de profondes mutations dans les rapports de force et la configuration politique, avec l'émergence de nouveaux Etats et groupes régionaux et un élargissement substantiel de la composition de l'ONU, sans que la structure du Conseil de sécurité n'accompagne cette évolution de manière adéquate, jugeant inacceptable que l'Afrique demeure sous-représentée dans les sièges non permanents et absente des sièges permanents du Conseil de sécurité.

L'Afrique réclame, à juste titre et en toute légitimité, la réparation de l'injustice historique dont elle est victime, a martelé le ministre d'Etat, soulignant que "l'histoire ne saurait servir de prétexte pour figer le présent" et que le continent "demande à être traité sur un pied d'égalité avec les autres blocs et continents".

Voir sur le site source