Fausse employée d’une institution publique, elle escroque 8 personnes et soutire 800 millions

Une femme de 47 ans a été interpellée à Chlef pour avoir escroqué huit personnes en se faisant passer pour une employée d'institution publique, leur soutirant près de 800 millions de centimes.
L'appel à témoins lancé par la police a permis d'identifier cinq victimes supplémentaires, portant le total des plaignants à huit, et le dossier a été transmis au parquet compétent.
Cette arrestation s'inscrit dans une série d'opérations récentes des services de sécurité locaux contre divers réseaux criminels, notamment trafic de drogue et faux billets.
La Sûreté de wilaya appelle les citoyens à la vigilance face aux promesses d'accélération de dossiers administratifs contre argent et invite à signaler tout comportement suspect.
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Une femme de 47 ans a été interpellée à Chlef puis déférée devant le parquet, soupçonnée d’avoir monté une vaste escroquerie fondée sur une fausse qualité professionnelle. Le préjudice avoisine les 800 millions de centimes et concerne au moins huit plaignants, hommes et femmes, répartis dans plusieurs communes de la wilaya. L’annonce émane de la brigade criminelle de la Sûreté de wilaya, dans un communiqué diffusé ce jour.
La mise en cause affirmait appartenir à une institution légalement constituée. Ce titre usurpé lui servait de vitrine. Elle laissait ensuite entendre qu’elle disposait de relations solides et pouvait débloquer n’importe quel dossier administratif laborieux.
Ses interlocuteurs, convaincus d’avoir trouvé un raccourci, acceptaient de verser des sommes importantes. Les montants s’additionnant, le total approche aujourd’hui les 800 millions de centimes. Les enquêteurs retiennent contre elle deux qualifications : l’escroquerie et l’usage d’un titre rattaché à une profession réglementée.
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L’appel à témoins de la police fait émerger cinq victimes de plus
Tout a commencé par trois dépôts de plainte. Les investigations de la police judiciaire ont rapidement laissé penser que le cercle des personnes flouées dépassait ce chiffre. Les enquêteurs ont alors choisi de s’adresser directement à la population.
La méthode a payé. Cinq autres personnes se sont présentées pour dénoncer des faits comparables, portant le nombre total de plaignants à huit.
L’ensemble du dossier a été constitué sous le contrôle du parquet territorialement compétent, avant que la suspecte ne soit présentée aux magistrats.
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La Sûreté de Chlef multiplie les coups de filet
Cette interpellation s’inscrit dans une séquence chargée pour les services de sécurité locaux. En septembre, policiers et gendarmes avaient agi ensemble pour neutraliser une bande de quartier accusée d’intimidations et d’agressions à l’arme blanche, avec à la clé des saisies de drogue et de véhicules.
Quelques mois plus tôt, la Brigade de répression du banditisme avait intercepté un trentenaire qui s’apprêtait à écouler plus de 1 100 fausses coupures de 2 000 dinars sur les marchés à bestiaux, à l’approche de l’Aïd. Vols, trafics, faux billets, fraude : le spectre couvert par les enquêteurs locaux s’élargit.
La police appelle les citoyens à la vigilance
Dans son communiqué, la Sûreté de wilaya insiste sur un point précis. Aucune démarche administrative légitime ne se monnaye en échange d’un service rendu par un intermédiaire. Les promesses d’accélération de dossier contre espèces constituent, à elles seules, un signal d’alerte.
Les services de sécurité invitent la population à ne pas céder aux discours vantant des réseaux d’influence. Tout comportement douteux doit être signalé sans attendre. Les victimes qui gardent le silence, par gêne ou par crainte, laissent mécaniquement le champ libre aux auteurs de ces montages.
L’affaire suit désormais son cours devant la justice, qui devra établir l’étendue exacte des faits reprochés à la quinquagénaire.
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