Économie

Gazoduc transsaharien : l'Algérie vise 30 milliards de m³ de gaz par an vers l'Europe

Par Ali Aomar•5 min de lecture
Brifa
Gazoduc transsaharien : l'Algérie vise 30 milliards de m³ de gaz par an vers l'Europe
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L'Algérie a achevé les études du gazoduc transsaharien Nigeria-Europe via le Niger, avec travaux lancés sur les tronçons algérien et nigérien pour 20 milliards de m³/an initiaux.

Les trois pays coordonnent la réalisation des sections restantes, un projet présenté par le ministre Arkab au Congrès mondial du pétrole à Riyad le 12 octobre 2026.

Parallèlement, l'Algérie lance le « Bid Round 2026 » sur sept périmètres pétroliers avec ouverture des offres en mars 2027 pour exploiter les 53 % du domaine minier encore inexploités.

Un programme solaire de 6 200 MW, démarré en 2024 et prévu pour fin 2026, doit libérer du gaz pour l'exportation en réduisant la production électrique gazière.

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L'Algérie a annoncé l'achèvement des études de faisabilité du gazoduc transsaharien, qui doit relier le Nigeria au Niger puis à l'Algérie avant d'atteindre l'Europe. Le ministre algérien des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a précisé que la construction du segment situé sur le territoire algérien a débuté. Les volumes annoncés varient selon les phases du projet.

Le gazoduc transsaharien, également appelé TSGP, doit transporter du gaz naturel depuis le Nigeria vers l'Europe en traversant le Niger et l'Algérie. Selon les déclarations de Mohamed Arkab, ministre algérien des Hydrocarbures, rapportées par la plateforme Attaqa, les études de faisabilité du projet sont achevées. La construction du tronçon situé à l'intérieur du territoire algérien a commencé.

Le projet prévoit, dans sa première phase, le transport de 20 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an vers l'Europe. La capacité du gazoduc pourrait être portée ultérieurement à 30 milliards de mètres cubes par an, un objectif qui correspond à la phase d'extension et non au débit initial. Les autorités algériennes travaillent avec le Nigeria et le Niger pour achever les préparatifs des segments restants du tracé.

Des travaux engagés sur plusieurs tronçons

Le tracé du gazoduc a été identifié topographiquement à son extrémité, et les premières étapes de pose du pipeline ont été entamées sur le territoire nigérien. Les trois pays concernés, le Nigeria, le Niger et l'Algérie, poursuivent la coordination pour la réalisation des sections restantes.

Ces travaux s'inscrivent dans le cadre des plans algériens de développement des infrastructures de transport d'hydrocarbures. Mohamed Arkab a évoqué ces éléments lors d'une session de dialogue ministérielle consacrée aux marchés mondiaux du pétrole et du gaz, tenue dans le cadre du Congrès mondial du pétrole à Riyad, en Arabie saoudite, ce lundi 12 octobre 2026.

Une nouvelle campagne d'appels d'offres pour les hydrocarbures

Le ministre algérien des Hydrocarbures a annoncé le lancement d'une nouvelle campagne de licences pour le secteur des hydrocarbures, baptisée « Bid Round 2026 ». Cette campagne couvre sept périmètres pétroliers, et l'ouverture des plis relatifs aux offres est prévue pour la fin du mois de mars 2027.

Cette campagne vise à développer les activités d'exploration et de production en Algérie. Selon Mohamed Arkab, le pays n'exploite actuellement qu'environ 47 % de son domaine minier, ce qui laisse des possibilités pour les entreprises souhaitant développer les ressources, notamment le gaz naturel. La loi sur les hydrocarbures promulguée en 2019 a établi un cadre de partenariat destiné à attirer les investisseurs et les technologies.

Un programme solaire de 6 200 mégawatts

L'Algérie poursuit en parallèle un programme d'énergie solaire d'une capacité cible totale de 6 200 mégawatts. Les travaux ont débuté en 2024, et la réception de l'ensemble des centrales est prévue pour la fin de l'année 2026. Certaines centrales sont déjà entrées en phase de production.

Ce programme doit permettre de réduire la consommation de gaz naturel dans la production d'électricité et de libérer des volumes supplémentaires pour la consommation intérieure et pour l'exportation.

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