Pomme de terre plafonnée à 90 DA : Himayatec dénonce des produits « impropres à la consommation »

Himayatec dénonce la mauvaise qualité des pommes de terre vendues au prix plafonné de 90 dinars le kilogramme, jugeant ces produits impropres à la consommation.
L'association de défense des consommateurs exige que le tarif réglementé s'accompagne d'un respect de la qualité, rappelant que le pouvoir d'achat ne se limite pas au prix.
Himayatec invite les citoyens à signaler les produits défectueux avec photos et lieu d'achat pour défendre leurs droits.
Le ministère du Commerce avait plafonné les prix entre 80 et 90 dinars début octobre face à une flambée spéculative des légumes.
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L’organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement, Himayatec, a vivement critiqué la qualité des pommes de terre proposées à 90 dinars le kilogramme suite au plafonnement de leurs prix, soulignant que la préservation du pouvoir d’achat ne se limite pas au coût, mais englobe également la qualité du produit.
Dans une publication partagée sur sa page officielle, l’organisation s’est interrogée : « Des pommes de terre à 90 DA… Le prix est bon, mais où est la qualité ? »
Des produits de mauvaise qualité vendus au prix plafonné : le cri d’alarme de Himayatec
S’adressant directement aux commerçants, l’organisation a insisté sur la nécessité de respecter le citoyen en lui proposant des marchandises de qualité lorsqu’elles sont vendues au tarif réglementé, au lieu d’écouler des produits dont la moitié est abîmée, couverte de terre et impropre à la consommation.
Himayatec a rappelé qu’il est du droit légitime du citoyen d’acquérir des produits propres et d’une qualité acceptable, et non de payer pour des denrées dont la moitié finit à la poubelle.
Dans un message adressé aux professionnels du secteur, l’organisation a rappelé : « Le prix plafonné doit impérativement aller de pair avec le respect de la qualité, car la protection du pouvoir d’achat ne concerne pas seulement le prix, mais aussi la nature de la marchandise fournie au consommateur. »
L’association insiste ainsi sur le fait qu’un tarif encadré ne saurait constituer en aucun cas un prétexte pour écouler des denrées de piètre qualité.
Plafonnement des prix de la pomme de terre en Algérie : contexte et régulation du marché
Par ailleurs, l’organisation de défense des consommateurs a invité les citoyens à lui faire parvenir leurs réclamations ainsi que des clichés des produits concernés, en précisant leur wilaya et le lieu d’achat, afin de suivre ce dossier de près et de défendre les droits des consommateurs.
Rappelons que début octobre, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché a eu recours au plafonnement des prix de la pomme de terre de consommation face à la flambée injustifiée des prix des fruits et légumes.
Le tarif de vente au détail destiné au consommateur a ainsi été fixé entre 80 et 90 dinars le kilogramme. Ces dernières semaines, le marché algérien a en effet enregistré une hausse sans précédent des prix des produits maraîchers, sur fond de signalements concernant des pratiques anticoncurrentielles et de spéculation.