Importation de véhicules par les particuliers : Ce qui va changer avant le 1er janvier 2027

Le ministre de l'Intérieur Saïd Sayoud a signé une instruction déplaçant l'importation privée de véhicules du port de Mostaganem vers celui de Djen Djen à Jijel, avec une échéance fixée au 31 décembre 2026.
À partir du 1er janvier 2027, le port de Djen Djen deviendra le point d'entrée exclusif pour les opérateurs privés, choisi pour ses tirants d'eau profonds et ses vastes terre-pleins capables d'absorber un trafic important.
Le port de Mostaganem sera quant à lui réservé aux importations des entreprises et établissements publics, mettant fin à une cohabitation qui saturait les quais et allongeait les délais de séjour des marchandises.
Cette réorganisation, voulue par le président Tebboune, vise à spécialiser chaque port pour fluidifier les escales, réduire les surestaries et faire baisser le prix final des véhicules.
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Les importateurs privés de voitures devront changer leurs habitudes avant la fin de l’année. Une instruction signée ce lundi par Saïd Sayoud, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, ordonne le déplacement de leurs opérations du port de Mostaganem vers celui de Djen Djen, à Jijel. L’échéance est fixée au 31 décembre prochain.
Ce basculement découle d’une orientation présidentielle claire : Mostaganem doit être consacré uniquement aux arrivages destinés aux entreprises et établissements relevant de l’État. Les flux privés, eux, seront répartis sur les autres infrastructures du littoral algérien.
Importation de véhicules : Djen Djen devient le point d’entrée du secteur privé
À compter du 1er janvier, les cargaisons de véhicules commandées par les opérateurs privés transiteront par le complexe portuaire jijelien. Le communiqué diffusé par le département de Sayoud présente ce transfert comme une étape dans le suivi des directives du chef de l’État. Objectif affiché : donner à chaque port une vocation précise.
Djen Djen dispose d’atouts qui expliquent ce choix. Ses tirants d’eau profonds et ses vastes terre-pleins lui permettent d’absorber un trafic conséquent. L’infrastructure, longtemps sous-exploitée, se retrouve propulsée au centre du dispositif national d’importation automobile.
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Mostaganem se consacre désormais aux importations publiques
Libéré du trafic privé, le port de Mostaganem traitera exclusivement les commandes passées par les structures étatiques. Cette spécialisation met fin à une cohabitation qui saturait régulièrement les quais et allongeait les délais de séjour des marchandises.
Le site sortait déjà d’un grand chantier d’assainissement. Au mois d’octobre, l’entreprise portuaire avait évacué, avec l’appui des douanes, des stocks laissés à l’abandon sur les quais de Mostaganem depuis 1993. Plusieurs zones stratégiques avaient alors retrouvé leur capacité d’accueil.
Une réorganisation portuaire fondée sur la complémentarité
Le ministère justifie la mesure par la volonté de refonder le système portuaire national. Chaque plateforme se verrait attribuer un rôle défini, évitant que toutes se disputent les mêmes flux.
Ce principe rejoint les consignes formulées en septembre par Abdelmadjid Tebboune, qui avait placé la question des ports au cœur de ses mesures sur l’investissement et le foncier industriel. Le chef de l’État réclamait alors des résultats concrets dans des délais courts.
Dans la pratique, une meilleure répartition devrait fluidifier les escales. Moins de navires en attente, c’est aussi moins de surestaries facturées aux importateurs, et donc un impact direct sur le prix final du véhicule.
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