Société

L’automédication pointée du doigt

Par APS•3 min de lecture
Brifa
L’automédication pointée du doigt
Résumé IA

Des experts alertent sur les dangers de l'automédication aux antibiotiques lors d'une rencontre organisée par le CHU de Tlemcen.

La professeure Houria Brahimi souligne que l'usage excessif sans avis médical crée des infections résistantes nécessitant hospitalisation et analyses microbiologiques.

Le ministère de la Santé a formé 400 médecins en juin et mis en place des unités spécialisées pour renforcer la prévention et limiter la propagation des résistances.

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Le Quotidien d'Oran

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Dans son intervention lors de cette rencontre, organisée par le Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Tlemcen, en coordination avec le service des maladies infectieuses et la Faculté de médecine de Tlemcen, la professeure Houria Brahimi, cheffe du service des maladies infectieuses du CHU de Tlemcen, a souligné que «l’utilisation excessive et inappropriée des antibiotiques, sans consultation médicale, entraîne des infections qui ne répondent plus aux traitements antibiotiques».

Elle a précisé que ces situations nécessitent l’hospitalisation des patients afin de réaliser une série d’analyses microbiologiques permettant d’identifier le traitement adapté aux cas de résistance aux antibiotiques.

De son côté, la professeure Samira Bestaoui, spécialiste des maladies infectieuses au CHU de Mostaganem, a abordé les infections touchant les os et les articulations. La praticienne a insisté, notamment, sur la nécessité, pour les médecins, de réaliser des analyses microbiologiques chez les patients atteints de ce type d’infection avant de prescrire tout antibiotique, afin d’éviter l’apparition de résistances aux antibiotiques.

Dans le même contexte, la professeure Wahiba Amhis, coordinatrice du Comité national d’experts chargé de la prévention et du contrôle des infections au ministère de la Santé, a indiqué que le ministère avait formé, au mois de juin dernier, 400 médecins dans le domaine de la prévention et du contrôle des infections. «Ces médecins ont pour mission de renforcer les mesures de prévention au sein des établissements hospitaliers, de suivre les conditions de prise en charge des patients et de veiller au respect des normes sanitaires en vigueur», a-t-elle souligné. Elle a ajouté que ces actions visent à limiter la propagation des infections et la résistance aux antibiotiques, un phénomène qui connaît, selon elle, «une augmentation continue en raison de l’automédication et du recours aux antibiotiques dans les protocoles thérapeutiques sans consultation médicale». Elle a également indiqué que le ministère de tutelle a mis en place des unités dédiées à la prévention et à la lutte contre les infections dans différents établissements hospitaliers. «Ces unités sont encadrées par des médecins ayant reçu une formation spécialisée dans ce domaine», a-t-elle fait observer.

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