Pendant la crise migratoire Des actions militaires marocaines au large de Ceuta ont failli provoquer de graves tensions

Le journal El Pais révèle que la marine marocaine a mené des manœuvres « délibérées et répétitives » dans les eaux territoriales de Ceuta pendant au moins trois jours fin juillet, frôlant la collision avec un navire espagnol.
Madrid a réagi en déployant successivement un bâtiment de surveillance puis les frégates « Santa Maria » et « Navara » pour surveiller la zone.
Ces tensions surviennent à la veille de la visite du roi d'Espagne à Ceuta et Melilla, tandis que l'enquête judiciaire de la juge Maria Tardon se poursuit sur les événements de juillet, durant lesquels 12 à 14 migrants interpellés à Trampolin ont avoué être des militaires marocains.
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Le Quotidien d'Oran
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Le journal El Pais a rapporté que l'armée marocaine a mené des actions à proximité de Ceuta, durant les événements du 30 et 31 juillet dernier, et qui auraient pu avoir pour conséquence une confrontation entre les marines des deux pays.
Ces informations ont été rendues publiques peu avant la visite du roi d'Espagne à Ceuta et Melilla, ce qui représente une nouvelle preuve sur la persistance des tensions entre les deux pays au moment où se poursuit l'enquête judiciaire dirigée par la juge espagnole Maria Tardon concernant les événements de juillet dernier.
L'article d'El Pais, signé par Miguel Gonzalez, journaliste spécialisé dans les questions militaires, précise qu'une frégate marocaine et plusieurs embarcations militaires sont entrées dans les eaux territoriales de Ceuta et y ont mené des manœuvres qualifiées de "délibérées" et de "répétitives", et qui ont duré au moins trois jours.
Au cours des actions menées par la marine marocaine, une embarcation a failli entrer en collision avec une autre appartenant à l'armée espagnole, précise l'article.
Madrid a réagi à ces "dépassements" en déployant un navire de surveillance militaire, le 3 août dernier, puis la frégate "Santa Maria" qui, par la suite, a été remplacée par la frégate "Navara".
Pour rappel, lors du démantèlement d'un camp de migrants marocains sur la plage de Trampolin, à Ceuta, 12 à 14 personnes ont avoué à la police être des membres de l'armée marocaine, selon des médias espagnols.