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Les investissements, un défi pour les marchés de l'énergie

Par APS•6 min de lecture
Brifa
Les investissements, un défi pour les marchés de l'énergie
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Le ministre des Hydrocarbures Mohamed Arkab a affirmé à Ryadh que la demande mondiale de pétrole et de gaz continuera de croître, portée par les économies émergentes, et que le défi majeur reste la mobilisation des investissements.

L'Algérie lance l'appel d'offres « Algeria Bid Round 2026 » avec sept périmètres et des données techniques accessibles via des salles virtuelles, visant la signature des contrats avant mars 2027.

Le ministre a souligné le rôle central du gaz naturel et du GNL, dont la part dans le commerce mondial devrait atteindre 65 %, nécessitant des investissements massifs dans les infrastructures d'exportation.

Le projet de gazoduc transsaharien passe à la phase de réalisation après l'adoption de l'étude de faisabilité en juin 2026 et le lancement du tronçon algérien le 4 juin.

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Le Quotidien d'Oran

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Le ministre d'Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a indiqué, lundi à Ryadh, que la demande mondiale de pétrole et de gaz devrait poursuivre sa croissance au cours des prochaines décennies, sous l'effet du développement économique, de l'urbanisation et de l'industrialisation, surtout dans les économies émergentes, mettant en avant les efforts de l'Algérie pour développer ses ressources en hydrocarbures, renforcer ses infrastructures et attirer les investissements internationaux, notamment à travers l'appel d'offres "Algeria Bid Round 2026". Lors de sa participation à la séance inaugurale du dialogue ministériel de haut niveau sur "les perspectives des marchés mondiaux du pétrole et du gaz", organisée en marge du 25e Congrès mondial du pétrole et de l'énergie (WPC Energy 2026), au Centre des expositions et des conférences Ryadh Front, M. Arkab a souligné que "l'Asie, l'Afrique et le Moyen-Orient constitueront les principaux pôles de croissance future de la demande énergétique", indique un communiqué du ministère.

Les mutations que connaît le système énergétique mondial ne signifient pas nécessairement une baisse uniforme de la consommation de pétrole, mais traduisent plutôt une évolution de la nature de la demande, de sa répartition géographique et de ses usages, les besoins liés à l'aviation, au transport lourd et aux industries pétrochimiques continuant de croître, parallèlement à ceux des économies émergentes.

Les prévisions font état d'une hausse de la demande mondiale d'énergie à l'horizon 2050, ainsi que d'une augmentation de la demande mondiale de gaz naturel à l'horizon 2055, a-t-il fait observer.

Dans ce sens, il a souligné que le principal défi auquel sont confrontés les marchés de l'énergie résidait dans la mobilisation des investissements nécessaires pour transformer les ressources en capacités effectives de production, de transport, de transformation et d'exportation, relevant que l'insuffisance des investissements risquait d'engendrer des tensions et des déséquilibres entre l'offre et la demande, ainsi que d'importantes fluctuations sur les marchés. Les investissements doivent s'étendre à l'ensemble des infrastructures, notamment les pipelines, les installations de liquéfaction, les ports, les infrastructures de stockage et de raffinage et les réseaux énergétiques, d'où la nécessité d'une vision claire et stable pour garantir les approvisionnements futurs et engager les investissements au moment opportun, a-t-il souligné.

L'Algérie, a-t-il dit, poursuit ses efforts en vue de développer ses ressources en hydrocarbures, de renforcer ses infrastructures et d'attirer les investissements internationaux dans l'exploration et la production, ajoutant que l'appel d'offres "Algeria Bid Round 2026" constitue un outil central pour atteindre cet objectif, à travers la proposition de sept périmètres d'investissement et la mise à disposition transparente des données techniques par le biais de salles de données virtuelles, en prévision de l'évaluation des offres et de la signature des contrats avant mars 2027.

La vision de l'Algérie "ne se limite pas à la seule attraction des capitaux, mais vise également le transfert de technologie et l'établissement de partenariats stratégiques à long terme, appuyés par un cadre juridique, réglementaire et fiscal stable et attractif pour l'investissement, consacré par la loi sur les hydrocarbures de 2019", a-t-il poursuivi.

Soulignant l'importance de renforcer la résilience des marchés et la sécurité des approvisionnements face aux risques géopolitiques et aux perturbations des chaînes d'approvisionnement, le ministre d'Etat a mis en exergue le rôle de la coopération entre les pays producteurs et l'OPEP+ au cours de la dernière décennie pour préserver la stabilité et l'équilibre du marché pétrolier.

A ce propos, M. Arkab a mis en exergue "le maintien de la place centrale du gaz naturel et du gaz naturel liquéfié (GNL) dans la satisfaction de la demande croissante en électricité, dans l'industrie et dans le renforcement de la résilience des systèmes énergétiques aux côtés des énergies renouvelables, notamment avec les prévisions de hausse de la demande mondiale sur le gaz et d'augmentation de la part du GNL dans le commerce mondial du gaz à 65%", ce qui impose, a-t-il dit, de "poursuivre les investissements dans le développement des ressources gazières, des infrastructures et des capacités d'exportation par gazoducs et par cargaisons de GNL".

Evoquant le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), M. Arkab a mis en avant son importance stratégique en tant que corridor énergétique africain central pour le renforcement de la sécurité énergétique et de l'intégration régionale, soulignant son passage effectif de la phase des études à celle de la réalisation, suite à l'adoption de l'étude de faisabilité actualisée, en juin 2026, et au lancement officiel des travaux de son tronçon algérien, le 4 juin 2026.

Il a expliqué, dans ce cadre, que ce projet "contribuera à la valorisation des ressources gazières nigérianes et à leur raccordement, via le Niger, au réseau gazier algérien, en vue de leur exportation vers les marchés internationaux et européens, tout en favorisant le développement économique et le renforcement des infrastructures sur le continent africain".

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