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Après le Portugal, les bornes de recharge « Made in Algeria » en route pour l’Italie

Par Amina Aouadi•4 min de lecture
Brifa
Après le Portugal, les bornes de recharge « Made in Algeria » en route pour l’Italie
Résumé IA

L'entreprise publique SAIEG, filiale de Sonelgaz, expédiera 250 bornes de recharge « Made in Algeria » vers l'Italie d'ici début novembre, bouclant un contrat de 450 unités après l'envoi de 200 bornes au Portugal en juillet.

Produites à El Eulma dans la wilaya de Sétif, ces équipements ont été présentés par le PDG Youcef Defdaf lors du salon Kahraba Expo 2026, confirmant la montée en puissance de l'industrie électrique algérienne à l'export.

L'Italie, premier partenaire commercial de l'Algérie avec 6,78 milliards d'euros d'échanges au premier semestre 2026, voit ainsi s'inverser partiellement le flux traditionnel d'hydrocarbures contre équipements industriels.

SAIEG diversifie parallèlement ses ventes avec des pales de turbines à gaz et un contrat quinquennal de 50 kits électriques pour une société américaine, illustrant l'élargissement du « Made in Algeria » vers de nouveaux marchés.

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L’industrie électrique algérienne prépare une nouvelle livraison vers l’Europe. D’ici la fin du mois d’octobre ou les premiers jours de novembre, 250 bornes de recharge pour véhicules électriques quitteront le territoire national en direction de l’Italie.

L’annonce émane de Youcef Defdaf, président-directeur général de la Société algérienne des industries électriques et gazières (SAIEG), dont les propos ont été relayés par la Télévision algérienne.

Le responsable s’exprimait ce mardi 13 octobre, en marge du lancement de la deuxième édition du Salon international de l’électricité et des énergies renouvelables, « Kahraba Expo 2026 ». Cette expédition vers la péninsule italienne constitue le second volet d’un engagement commercial portant sur 450 unités au total.

Les bornes de recharge algériennes poursuivent leur route européenne

La première tranche de ce contrat a déjà été honorée. Au mois de juillet, la filiale du groupe Sonelgaz avait donné le coup d’envoi d’une opération portant sur 200 bornes de recharge destinées au marché portugais, depuis son siège de Rouïba. Ces équipements sortent des chaînes de production installées à El Eulma, dans la wilaya de Sétif.

Avec les 250 unités promises à l’Italie, l’accord arrive donc à son terme. Le calendrier annoncé par le PDG de la SAIEG reste serré, mais l’entreprise semble confiante sur sa capacité à tenir les délais.

L’Italie, partenaire commercial central de l’Algérie

Rome figure parmi les tout premiers partenaires économiques d’Alger, avec des échanges bilatéraux qui ont frôlé les 6,78 milliards d’euros sur les six premiers mois de 2026. Jusqu’ici, la balance penchait nettement du côté des hydrocarbures algériens et des équipements industriels italiens.

Les statistiques publiées en septembre montraient d’ailleurs une forte progression des ventes de machines italiennes vers l’Algérie, en hausse de plus de 52 % sur un an. Voir circuler du matériel électrique algérien dans l’autre sens change quelque peu la nature de cette relation commerciale.

Turbines et kits électriques complètent le carnet de commandes

Les bornes ne représentent qu’une partie de l’activité export de l’entreprise publique. Youcef Defdaf a également évoqué des contrats signés pour la fourniture de pales de turbines à gaz, un segment technique où le savoir-faire algérien commence à se faire reconnaître au-delà des frontières.

Un autre accord mérite l’attention : il lie la SAIEG à une société américaine et porte sur la livraison de 50 kits d’équipements électriques. L’échéancier s’étale sur une demi-décennie, avec dix ensembles livrés chaque année.

Le Made in Algeria élargit ses horizons industriels

Cette série d’opérations s’inscrit dans un mouvement plus large. Le label algérien gagne progressivement des parts sur les marchés africains, asiatiques et européens, porté par une volonté politique de réduire la dépendance aux recettes pétrolières et gazières.

Le secteur automobile avait ouvert la voie au printemps, lorsque des batteries fabriquées à Aïn M’lila ont pris la direction du Cameroun, fruit d’une alliance entre Stellantis Algérie et le fabricant Fabcom. Chaque opération de ce type consolide la crédibilité industrielle du pays.

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