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Exportation : 2,3 tonnes de médicaments « Made in Algeria » expédiées vers la Côte d’Ivoire

Par Amina Aouadi•3 min de lecture
Brifa
Exportation : 2,3 tonnes de médicaments « Made in Algeria » expédiées vers la Côte d’Ivoire
Résumé IA

Une cargaison de 2,3 tonnes de médicaments produits par le laboratoire algérien SOPHAL a été expédiée vers la Côte d'Ivoire, marquant une nouvelle étape dans l'exportation pharmaceutique nationale.

Le ministère de l'Industrie pharmaceutique confirme qu'une seconde livraison est déjà programmée, tout en garantissant que l'approvisionnement du marché intérieur reste intégralement préservé.

L'Algérie, qui concentre plus de 30 % des usines pharmaceutiques du continent, vise la certification OMS NM3 pour transformer ces opérations ponctuelles en flux réguliers vers l'Afrique.

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Une cargaison de 2,3 tonnes de médicaments algériens a pris la direction de la Côte d’Ivoire, selon un communiqué du ministère de l’Industrie pharmaceutique.

L’opération a été réalisée lundi par le laboratoire SOPHAL, qui prépare déjà un second envoi vers le même marché ouest-africain dans les prochaines semaines. Un signal supplémentaire de la montée en puissance du secteur pharmaceutique national.

SOPHAL place les médicaments algériens sur le marché ivoirien

L’expédition porte sur 2,3 tonnes de produits thérapeutiques fabriqués localement. Le ministère y voit l’illustration concrète de la dynamique qui traverse aujourd’hui l’industrie pharmaceutique nationale. Une seconde livraison est d’ores et déjà annoncée, preuve que l’opération ne relève pas du coup d’essai isolé.

Un cadre technique strict encadre l’export pharmaceutique

Le ministère insiste sur un point : rien n’a été improvisé. L’ensemble des conditions techniques et réglementaires fixées par ses services ont été vérifiées avant le départ de la marchandise. Une rigueur indispensable quand il s’agit de produits de santé destinés à des patients étrangers.

L’autre préoccupation affichée par la tutelle concerne le marché intérieur. Les autorités assurent que l’approvisionnement national en médicaments reste garanti, toutes gammes confondues.

Cette prudence s’explique. Développer les ventes à l’étranger sans fragiliser les pharmacies locales reste l’exercice le plus délicat pour un secteur en pleine expansion.

La certification OMS, prochain levier des exportations pharmaceutiques

Derrière ces opérations ponctuelles se dessine une ambition bien plus vaste. L’Algérie travaille depuis plus d’un an à décrocher un sésame décisif : la levée de 82 % des réserves émises par l’OMS dans le cadre de la certification NM3 ouvre la voie à une reconnaissance internationale attendue.

Le pays dispose d’atouts industriels considérables. Plus de 30 % des usines pharmaceutiques du continent africain sont implantées sur le sol algérien. Un maillage qui fait de la destination Afrique un débouché naturel pour les fabricants nationaux.

L’épisode SOPHAL rejoint une tendance générale. Les ports et les industriels multiplient les opérations vers l’étranger, du ciment au verre en passant par les équipements.

Dans ce tableau, le médicament occupe une place singulière. Sa valeur ajoutée est élevée, sa dimension stratégique évidente, et sa réputation engage l’image du label Algérie tout entier. Chaque cargaison expédiée pèse donc davantage que son poids réel.

Reste à transformer ces premières livraisons en flux réguliers. La deuxième cargaison annoncée vers la Côte d’Ivoire dira si la dynamique tient dans la durée.

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