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«L’Algérie doit rester prudente»

Par El-Houari Dilmi•4 min de lecture
Brifa
«L’Algérie doit rester prudente»
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L'expert en énergie Khaled Boukhlifa appelle l'Algérie à la prudence dans ses investissements énergétiques internationaux face à l'instabilité géopolitique mondiale.

Il cite l'endommagement de Nord Stream 1, la fermeture du détroit d'Ormuz ayant triplé les prix à la pompe en Europe, et la rupture des fondamentaux d'offre et de demande par des facteurs exogènes.

L'Algérie tire toutefois son épingle du jeu grâce à son nouveau cadre juridique attractif, suscitant l'intérêt d'une soixantaine de sociétés pour l'appel d'offres 2026 sur sept nouveaux périmètres.

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Le Quotidien d'Oran

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De l’avis de l’expert en énergie, Khaled Boukhlifa, «l’Algérie doit rester prudente quant aux investissements dans le secteur de l’énergie dans le cadre de ses contrats de partenariats internationaux, ceci au regard du contexte mondial actuel, marqué par des marchés instables en raison d’une situation géopolitique imprévisible». Intervenant, hier mardi, sur les ondes de la Radio nationale, l’ancien directeur général au ministère de l’Energie et des Mines a cité le cas du gazoduc Nord Stream 1 «par lequel transitaient pas moins de 55 milliards de mètres cubes du gaz russe vers l’Allemagne avant son endommagement lors de la guerre entre la Russie et l’Ukraine», a-t-il argumenté.

Ces deux importantes manifestations économiques que sont «L’International Energy Forum» et le «Congrès mondial du pétrole» «se tiennent dans une conjoncture géopolitique très délicate, notamment en raison du bombardement de certains aéroports saoudiens et l’autorisation, contre toute attente, du président américain Donald Trump donnée à la Russie pour mettre sur le marché 300.000 tonnes de diesel», a-t-il souligné. Toujours selon l’expert en énergie, «la première mission du Congrès mondial de l’énergie est d’essayer de trouver des solutions viables pour faire face à la situation actuelle, parce qu’il faut savoir que la fermeture du détroit d’Ormuz a induit une augmentation presque rédhibitoire des frais d’assurances et de transport, et au bout du compte, tout cela se répercute sur le consommateur, notamment en Europe, où le prix à la pompe a presque triplé», a-t-il indiqué. «L’autre objectif assigné aux participants au Congrès mondial de l’énergie est de s’asseoir à la même table, producteurs et consommateurs, pour essayer d’affronter la situation actuelle des plus compliquées», a encore expliqué l’invité de la Radio, ajoutant que «même les fondamentaux de l’offre et de la demande ont été bouleversés, puisque ce sont aujourd’hui des facteurs exogènes qui déterminent les prix sur le marché mondial de l’énergie».

Rappelant l’appel du ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, en faveur d’investissements massifs et anticipés afin de répondre à une demande mondiale de pétrole et de gaz appelée à croître au cours des prochaines décennies, sous l’effet notamment du développement économique, de l’urbanisation et de l’industrialisation, surtout dans les économies émergentes, Khaled Boukhlifa a expliqué que la «sécurisation des approvisionnements est un facteur essentiel pour une meilleure résilience des marchés du pétrole et du gaz».

Et d’ajouter : «l’Algérie s’en sort bien dans cette situation des plus délicates, surtout avec le nouveau cadre juridique et réglementaire qui encourage l’investissement étranger dans notre pays, et renforce la position de l’Algérie sur le marché mondial de l’énergie».

L’ancien directeur général au ministère de l’Energie et des Mines a également rappelé qu’une soixantaine de sociétés ont montré leur intérêt pour le programme d’appel d’offres «Algeria Bid Round 2026», avec les sept nouveaux périmètres pétroliers et gaziers en Algérie.

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