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«Éviter toute hausse injustifiée des prix»

Par M. Aziza•5 min de lecture
Brifa
«Éviter toute hausse injustifiée des prix»
Résumé IA

La ministre du Commerce intérieur Amel Abdellatif a réuni des opérateurs de l'agroalimentaire pour examiner les hausses récentes de prix et appeler à un dialogue responsable préservant le pouvoir d'achat.

Le président de la Fédération algérienne des consommateurs, Zaki Hariz, dénonce une évolution « aléatoire » des prix qui touche désormais biscuits, produits laitiers et autres denrées courantes, avec des ajustements hebdomadaires.

Hariz plaide pour agir sur les causes structurelles — pénuries de matières premières, quotas d'importation réduits — plutôt que sur les symptômes, et réclame une meilleure transparence sur la formation des prix.

Une proposition citoyenne circulant sur les réseaux sociaux suggère d'imprimer le prix maximal de vente sur les emballages pour renforcer le contrôle par les consommateurs.

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Le Quotidien d'Oran

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Dans ce contexte, la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, a tenu, lundi, une réunion de coordination avec plusieurs opérateurs économiques activant dans le secteur de la production alimentaire.

Cette rencontre, organisée au Palais des expositions des Pins maritimes, était consacrée à l’examen de l’évolution des prix de certains produits ayant récemment enregistré des hausses, selon un communiqué du ministère. À cette occasion, la ministre a écouté les préoccupations des professionnels ainsi que leurs explications concernant la situation du marché et les coûts de production. Elle a souligné l’importance d’un dialogue et d’une coordination responsables entre les pouvoirs publics et les opérateurs économiques, afin de concilier les intérêts des producteurs avec la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des citoyens.

Amel Abdellatif a également réaffirmé l’engagement de son département à examiner les préoccupations des producteurs et des professionnels, tout en insistant sur la nécessité d’éviter toute hausse injustifiée des prix. Elle a rappelé que la préservation du pouvoir d’achat constitue l’une des priorités du secteur, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Dans une déclaration faite au ‘Le Quotidien d’Oran’, le président de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), Zaki Hariz, a, pour sa part, déploré le caractère, selon lui, « aléatoire » de l’évolution des prix sur le marché, notamment ceux des produits alimentaires.

Il a précisé que les augmentations ne concernent plus uniquement les fruits et légumes, mais s’étendent également aux produits commercialisés dans les épiceries et les supérettes. Des hausses parfois inattendues touchent ainsi les biscuits, les produits laitiers et d’autres denrées de consommation courante. Selon certains détaillants, les prix font l’objet d’ajustements d’une semaine à l’autre, une situation qui complique davantage la gestion du budget des ménages.

Agir sur les causes plutôt que sur les symptômes

Pour le président de la FAC, il est essentiel d’examiner de près l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et de se rapprocher des producteurs afin de mieux comprendre les facteurs à l’origine de ces augmentations. Il ne faut surtout pas s’occuper seulement des symptômes.

Pour M. Hariz, certains industriels seraient contraints de réduire leurs capacités de production en raison de difficultés d’approvisionnement en matières premières. Pour compenser les pertes occasionnées par cette baisse d’activité, ils pourraient être amenés à augmenter leurs prix de vente. Une situation similaire pourrait concerner les importateurs dont les quotas d’importation sont réduits, les conduisant, selon Zaki Hariz, à répercuter certaines contraintes sur les prix pratiqués sur le marché.

S’il estime nécessaire de consulter les producteurs et de les responsabiliser dans le cadre des efforts visant à préserver le pouvoir d’achat des citoyens, le président de la FAC plaide également pour une approche plus approfondie, reposant notamment sur une meilleure connaissance de la structure des prix.

Le prix maximal sur l’emballage, une piste à étudier

Parallèlement, une proposition a émergé sur les réseaux sociaux ces derniers temps, où des internautes ont plaidé pour l’instauration d’une mesure obligeant les fabricants et les importateurs à imprimer directement sur les emballages le prix de vente maximal au consommateur.

L’idée consiste à donner aux citoyens une référence claire pour vérifier les prix pratiqués dans les commerces et repérer plus facilement d’éventuels dépassements. Un tel dispositif pourrait, selon certains, renforcer la transparence, faciliter le contrôle par les consommateurs et contribuer à limiter certaines pratiques spéculatives. Reste donc à déterminer si cette proposition serait applicable notamment du point de vue économique et juridique. Il faut également savoir si cette proposition ne risque pas de créer des contraintes supplémentaires aux producteurs et aux importateurs.

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