Rachida Dati, le crépuscule d’une courtisane du pouvoir

Rachida Dati voit son image d'agente d'influence du Makhzen sérieusement entamée après des années de mélange entre ambition personnelle, réseaux politiques et intérêts privés.
Deux revers judiciaires récents pèsent lourd : les réquisitions dans l'affaire Renault-Ghosn et l'avis défavorable du Conseil supérieur de la magistrature sur son entrée au ministère de la Justice.
Sa stratégie de survie politique atteint ses limites, la crédibilité de l'ancienne garde des Sceaux étant durement éprouvée malgré ses réseaux à Paris comme à Rabat.
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TSA Algérie
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À force de mêler ambition personnelle, réseaux politiques et intérêts privés, Rachida Dati voit son image d’agente d’influence du Makhzen sérieusement entamée.
Les réquisitions dans l’affaire Renault-Ghosn ont été suivies de l’avis défavorable du Conseil supérieur de la magistrature à son entrée au ministère de la Justice, et ces deux revers cinglants en si peu de temps pèsent lourd. La justice n’a pas encore tranché, mais les questions s’accumulent.
Rachida Dati et les réseaux d’influence du Makhzen
À Paris comme à Bruxelles, elle a patiemment tissé ses réseaux et a défendu des positions favorables au Maroc. Pourtant, l’affaire dépasse sa seule personne, car elle interroge la transparence des liens entre responsables politiques, intérêts privés et réseaux d’influence étrangers, ainsi que jusqu’où certains sont prêts à aller pour protéger leurs appuis et leurs ambitions.
Celle qui rêvait de retrouver une place au sommet de l’État se heurte aujourd’hui à l’institution judiciaire, et le symbole est cruel et infamant pour une ancienne garde des Sceaux.
Rachida Dati, d’incontournable à encombrante
Rachida Dati a longtemps cultivé l’image d’une survivante capable de rebondir après chaque tempête, mais cette stratégie atteint aujourd’hui ses limites. La vraie question n’est plus de savoir si elle décrochera un nouveau poste, car il s’agit désormais de savoir si elle peut encore rétablir une crédibilité durement éprouvée.
Le pouvoir protège parfois les carrières, mais jamais il ne garantit l’impunité, et aucun carnet d’adresses, fût-il aussi fourni à Paris qu’à Rabat, ne tient lieu de certificat d’innocence.
À force de vouloir être incontournable, on finit par devenir encombrante, aussi bien pour ses alliés que pour les institutions que l’on prétend servir.
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