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L’Algérie réitère sa position

Par APS•4 min de lecture
Brifa
L’Algérie réitère sa position
Résumé IA

L’ambassadeur Amar Bendjama a réaffirmé devant la Quatrième Commission de l’ONU que le Sahara occidental reste une question de décolonisation inachevée, dont le statut de territoire non autonome est consacré par les résolutions 1514 et 1541 ainsi que par l’avis de la CIJ.

Il a insisté que seule la population sahraouie détient la souveraineté sur le territoire et qu’aucune solution imposée d’avance ne saurait être juste ou durable, les négociations devant mener à un accord et non valider une option prédéterminée.

L’Algérie a salué la reprise des pourparlers directs entre le Maroc et le Front Polisario sous égide onusienne et américaine, y participant comme observatrice aux côtés de la Mauritanie, tout en dénonçant les récents développements comme la conséquence d’un « accord honteux » entre puissances occupantes.

Bendjama a appelé les États membres à maintenir leur soutien aux réfugiés sahraouis dispersés en Algérie, en Mauritanie et ailleurs, dans l’attente d’une solution politique fondée sur le droit international et les aspirations du peuple sahraoui.

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Le Quotidien d'Oran

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Cette position a été exprimée dans une déclaration du représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, lors du débat général conjoint de la Quatrième Commission, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, dans laquelle il a réitéré la position constante de l’Algérie sur la question du Sahara occidental.

M. Bendjama a souligné que le Sahara occidental demeure une question de décolonisation inachevée, rappelant que son statut juridique a été consacré par les Nations unies, qui l’ont inscrit sur la liste des territoires non autonomes. "Les résolutions de l’Assemblée générale ont confirmé ce statut juridique, également conforté par l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ)", a-t-il relevé.

Il a rappelé, à cet égard, les résolutions 1514 et 1541 de l’Assemblée générale, qui consacrent le principe selon lequel le choix du statut politique d’un territoire doit découler de la libre volonté de son peuple, soulignant que ce principe constitue le fondement de tout véritable processus de décolonisation.

"Aucune partie n’a le droit d’accorder la souveraineté sur le territoire, pas même le Conseil de sécurité des Nations unies", a-t-il affirmé, précisant que le seul détenteur de la souveraineté est le peuple sahraoui, qui doit impérativement être consulté sur son avenir.

Il a également insisté sur le fait qu’aucune solution ne saurait être juste et durable si elle est imposée d’avance comme point de départ et d’arrivée, soulignant que les négociations doivent constituer un processus menant à une solution, et non un moyen d’imposer une option prédéterminée.

M. Bendjama a indiqué que l’Algérie avait salué la reprise, au début de l’année en cours, des négociations directes entre les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario, sous l’égide conjointe des Nations unies et des Etats-Unis. L’Algérie a pris part à ces discussions, aux côtés de la Mauritanie, en qualité d’observateur, en tant que deux pays voisins concernés par le rétablissement de la paix, de la stabilité et de l’harmonie dans la région, a-t-il ajouté.

Evoquant les développements ayant marqué cette question, que l’Algérie a suivis avec une profonde inquiétude, il a estimé qu’ils étaient la conséquence directe d’un "accord honteux" annoncé ouvertement et conclu au détriment des Palestiniens d’abord, puis des Sahraouis.

Il s’agit, a-t-il ajouté, d’"un échange contraire à l’éthique entre deux puissances occupantes connues pour leurs ambitions expansionnistes et leur défiance à l’égard des règles du droit international ainsi que de la jurisprudence internationale".

M. Bendjama a également mis en garde contre les appels invitant les Sahraouis à renoncer à leurs aspirations à la liberté et à la dignité et à accepter le fait accompli, au nom du pragmatisme et du réalisme.

Le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies a, par ailleurs, attiré l’attention sur le fait que la majorité du peuple sahraoui est dispersée en Algérie, en Mauritanie et ailleurs où elle a trouvé refuge. Il a souligné que ces réfugiés bénéficient d’un statut reconnu par les Nations unies, d’une protection garantie par les conventions internationales et d’un droit à l’aide internationale.

Dans ce contexte, il a appelé les Etats membres à "poursuivre leur soutien, leur protection et leur assistance aux réfugiés sahraouis, dans l’attente d’une solution politique juste et durable au conflit du Sahara occidental".

En conclusion, il a réitéré l’attachement de l’Algérie au droit international et au droit international humanitaire, ainsi que sa volonté de parvenir à une solution durable au conflit du Sahara occidental, fondée sur la justice et répondant aux aspirations du peuple sahraoui, tout en contribuant au rétablissement de la paix et de l’harmonie dans la région.

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