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Scandale 1400 logements LSP : lourde peine contre l’ex maire d’Alger centre

Par Zakaria Benhammadi•5 min de lecture
Brifa
Scandale 1400 logements LSP : lourde peine contre l’ex maire d’Alger centre
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Le tribunal de Bir Mourad Raïs a condamné l'ex-maire d'Alger-Centre à quatre ans de prison et le promoteur immobilier à sept ans ferme dans le scandale des 1400 logements LSP jamais construits.

L'ex-maire a été reconnu coupable d'abus de fonction, tandis que le promoteur a été condamné pour escroquerie après avoir encaissé les versements des souscripteurs.

Les acquéreurs avaient versé entre 80 et 150 millions de centimes pour un programme lancé à Saoula en 2016, qui n'a jamais vu le jour.

Environ un millier de souscripteurs se sont constitués partie civile, alors que des sources évoquent un nombre de victimes allant jusqu'à 2000 personnes.

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Le tribunal de Bir Mourad Raïs a tranché dans l’une des affaires immobilières les plus explosives de la capitale. L’ex maire d’Alger centre « A.B » écope de quatre ans de prison,  rapporte le média El-Khabar. Le motif retenu par les magistrats : abus de fonction, dans un dossier où 1400 logements LSP dont le projet n’a jamais vu le jour.

À ses côtés sur le banc des accusés, le promoteur immobilier « N.L » a écopé d’une sanction nettement plus sévère. Sept ans de prison ferme pour escroquerie. C’est lui qui devait bâtir les immeubles, lui aussi qui a encaissé les versements des familles algéroises pendant que le terrain restait désespérément vide.

Le promoteur immobilier a encaissé jusqu’à 150 millions de centimes par souscripteur

Les sommes réclamées aux candidats au logement variaient selon les dossiers. Certains ont déboursé 80 millions de centimes, d’autres sont montés jusqu’à 150 millions. Ces apports devaient financer un programme en formule promotionnelle lancé sur le territoire de Saoula, une opération présentée comme une solution pour des centaines de ménages de la capitale.

Aucun engagement n’a été tenu. Les acquéreurs ont attendu, protesté, déposé plainte sur plainte. Le réquisitoire du parquet, prononcé en octobre dernier, réclamait sept années de détention contre l’ancien élu d’Alger-Centre, avec une mise en délibéré qui aura duré plusieurs jours avant l’annonce du verdict.

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Près de 1000 souscripteurs se sont constitués partie civile

Sur les 1400 bénéficiaires inscrits au départ, environ un millier figurent au dossier judiciaire en qualité de victimes. Les autres ont accepté une porte de sortie proposée par la wilaya et la circonscription administrative : un basculement vers des dispositifs publics de type LPA. Une formule que les plaignants contestent formellement.

Plus troublant encore, des sources citées par le quotidien El-Khabar évoquent un nombre de lésés bien supérieur aux chiffres officiels. Entre 1400 et 2000 personnes ont versé une première tranche. Le promoteur aurait multiplié les engagements verbaux, gonflant artificiellement la liste au-delà de ce que le programme pouvait absorber.

Un chantier resté lettre morte depuis 2016

L’opération remonte à neuf ans. La commune d’Alger-Centre avait programmé la construction sur une assiette foncière située à Saoula, avec une liste d’attente venue s’ajouter aux attributaires retenus. Rien n’a bougé. En exigeant l’accès aux documents administratifs, les souscripteurs ont découvert des blocages qu’ils jugent délibérément entretenus.

L’abus de fonction reproché à l’ancien maire renvoie précisément à cette mécanique : des autorisations, des arbitrages et des silences qui auraient permis au projet de s’enliser sans que personne ne rende de comptes. Douze années d’immobilisme pour des familles ayant parfois engagé l’épargne de toute une vie.

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La justice durcit le ton contre les détournements de fonds publics

Le verdict de Bir Mourad Raïs s’inscrit dans une séquence judiciaire plus large. Les juridictions algériennes enchaînent les procès visant des responsables locaux et des opérateurs économiques accusés d’avoir détourné des marchés ou siphonné des deniers publics.

À Béchar, par exemple, des peines allant jusqu’à sept ans ferme ont sanctionné un scandale de 60 milliards autour du renouvellement des conduites d’eau. Plus près d’Alger, la Cour a confirmé les condamnations dans le dossier de la Résidence d’État du Sahel, où élus communaux et entrepreneurs se sont retrouvés mêlés aux mêmes qualifications pénales.

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