L’AG de l’ONU isole les thèses du Maroc

La Quatrième Commission de l'ONU a adopté une résolution confirmant que le Sahara occidental reste inscrit sur la liste des territoires non autonomes relevant de la décolonisation.
Le texte a été approuvé par 152 voix, et le Maroc, qui devait s'absenter du vote, s'est finalement joint à la majorité en votant pour.
Le représentant permanent de l'Algérie auprès de l'ONU, Amar Bendjama, a rappelé que le peuple sahraoui doit être consulté sur son destin, en s'appuyant sur les résolutions 1514 et 1541 de l'Assemblée générale.
Publié par
Le Quotidien d'Oran
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
Dans ce cadre, la quatrième Commission (chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation) a adopté, jeudi, à une écrasante majorité, une résolution confirmant que le Sahara occidental demeure inscrit sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU et relevant du processus de décolonisation. Une résolution qui a donné un coup de froid aux espoirs du Maroc, dont les illusions se sont fracassées contre le marbre de la légalité internationale. Le vote à une majorité écrasante de 152 voix en faveur de la résolution annuelle sur le Sahara occidental témoigne du soutien apporté par la Communauté internationale aux aspirations démocratiques du peuple sahraoui comme « seul détenteur de la souveraineté, qui doit être impérativement consulté sur son destin », tel que souligné par le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, lors des débats sur ce dossier, mardi dernier. Le Maroc et ses alliés essuient, ainsi, une cinglante défaite. Résigné, le voisin de l’Ouest qui allait s’absenter du vote a dû se joindre lui aussi à l’écrasante majorité votant en faveur de cette résolution qui réaffirme, encore une fois, que le Sahara occidental demeure un territoire non autonome. Lâché par ses proches alliés qui ont voté en faveur de la résolution et après avoir constaté le soutien grandissant des États membres de l’ONU au Sahara occidental, dont le nombre montait en flèche sur l’écran dans la salle des conférences, le Maroc n’a eu d’autre choix que de voter en faveur de ce texte. Cette consécration faite par la Communauté internationale au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination vient ainsi contredire tous les calculs, toutes les illusions nées des transactions honteuses, ainsi que toutes les visées de la légalisation extra-juridique du fait accompli colonial.
Malgré toutes les tentatives du Maroc de détourner le débat de son essence, la sentence de Droit international a été d’une fermeté inébranlable en votant contre la liquidation des causes justes. La Communauté internationale le réitère aujourd’hui, plus que jamais, le peuple du Sahara occidental doit exercer librement son droit à l’autodétermination dans le respect total de la doctrine onusienne de décolonisation. Mardi, l’Algérie avait réaffirmé, devant cette même Commission, son attachement à une solution juste et durable fondée sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Lors du débat général conjoint de la Quatrième Commission, M. Amar Bendjama avait réitéré la position constante de l’Algérie sur la question du Sahara occidental.
Il avait, ainsi, souligné que le Sahara occidental demeure une question de décolonisation inachevée, rappelant que son statut juridique a été consacré par les Nations unies, qui l’ont inscrit sur la liste des territoires non autonomes. « Les résolutions de l’Assemblée générale ont confirmé ce statu juridique, également conforté par l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) », avait-il relevé. Il avait rappelé, à cet égard, les résolutions 1514 et 1541 de l’Assemblée générale, qui consacrent le principe selon lequel le choix du statut politique d’un territoire doit découler de la libre volonté de son peuple, soulignant que ce principe constitue le fondement de tout véritable processus de décolonisation.