Actualités

Production locale : la facture des importations recule de 20 milliards de dollars

Par Amina Aouadi•3 min de lecture
Brifa
Production locale : la facture des importations recule de 20 milliards de dollars
Résumé IA

Le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé que la facture des importations algériennes est passée de 62 à 42 milliards de dollars, grâce à une politique de réduction des achats à l'étranger.

Cette baisse s'explique par la montée en puissance de la production locale : l'Algérie a cessé d'importer essence et kérosène, et le gasoil suivra avec la raffinerie de Hassi Messaoud.

Le pays couvre désormais 84 % de ses besoins en médicaments, et le gouvernement vise l'autosuffisance céréalière d'ici fin 2027 ainsi qu'une filière automobile en 2028.

A

Publié par

Algerie360

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

« Nous avons réduit la facture des importations à 42 milliards de dollars, alors que nous importions auparavant pour 62 milliards de dollars. » C’est par cette affirmation clé que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a résumé la rupture nette engagée avec l’ancien modèle économique.

S’exprimant lors de la rencontre nationale avec les opérateurs économiques, le chef de l’État a mis en avant le redressement des indicateurs macroéconomiques, témoignant du recul significatif de la dépendance de l’Algérie vis-à-vis des marchés extérieurs.

Loin d’être une simple coupe budgétaire ou une restriction aveugle du marché, cette baisse substantielle traduit une politique méthodique d’assainissement.

Il s’agit, selon le Président, de mettre fin aux importations anarchiques et superflues qui prévalaient avant 2019, tout en veillant à satisfaire les besoins réels du pays.

En freinant ainsi l’hémorragie des devises, l’Algérie ne se contente pas de préserver ses équilibres financiers : elle consolide sa souveraineté économique et assoit progressivement son rang de troisième puissance économique du continent africain.

Moteurs industriels et souveraineté : Les leviers de la production nationale

Cette baisse drastique de la facture d’importation est le fruit direct d’une montée en puissance de la production locale.

Le secteur de l’énergie en offre l’illustration la plus frappante : l’Algérie a totalement arrêté d’importer de l’essence et du kérosène, et s’apprête à faire de même pour le gasoil dès la mise en service de la raffinerie de Hassi Messaoud.

Une dynamique similaire s’observe dans l’industrie pharmaceutique, où le pays produit désormais 84 % de ses besoins en médicaments, y compris pour des pathologies lourdes comme le cancer ou le diabète.

Cette reconquête du marché intérieur s’appuie sur une transformation profonde du tissu économique, où la contribution de l’industrie et de l’agriculture au produit intérieur brut progresse de manière continue.

Des projets d’intégration industrielle, à l’image de la filière automobile projetée pour 2028, côtoient des investissements massifs dans l’agroalimentaire visant l’autosuffisance céréalière d’ici la fin de l’année 2027.

Soutenue par l’assainissement du cadre juridique et la réorganisation des investissements à travers le guichet unique, cette stratégie ambitionne de substituer durablement la fabrication nationale aux achats à l’étranger.

À l’horizon 2027, l’objectif du gouvernement reste d’allier cette rigueur commerciale à la préservation du pouvoir d’achat, prouvant qu’une transition vers une économie productive et diversifiée peut s’accomplir sans sacrifier le modèle social de l’État.

Voir sur le site source