Conflit Arabie saoudite – Houthis : l’Égypte s’apprête à une intervention militaire directe

Dans un contexte de forte escalade au Moyen-Orient, l'Égypte s'apprête à intervenir militairement aux côtés de l'Arabie saoudite contre les Houthis du Yémen.
Le président Abdel Fattah al-Sissi a convoqué une session extraordinaire du Parlement pour le dimanche 18 octobre, afin d'approuver « toute aide » à fournir à Riyad dans ce conflit.
Lors d'une cérémonie militaire, Al-Sissi a affirmé que l'Égypte exécuterait toute mesure demandée par l'Arabie saoudite, et il a exprimé sa gratitude envers le Golfe pour son soutien après 2013.
Les Houthis, soutenus par l'Iran, ont récemment pris le contrôle de larges territoires au Yémen, dont le détroit de Bab el-Mandeb, et multiplié les attaques contre des installations saoudiennes, faisant au moins 19 morts.
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TSA Algérie
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Vers une confrontation généralisée au Moyen-Orient ? Un grand pays de la région s’apprête en tout cas à entrer en guerre aux côtés de l’Arabie saoudite contre les Houthis du Yémen.
Il s’agit de l’Égypte, qui devrait franchir ce dimanche la dernière étape avant son implication directe et effective dans le conflit.
Le président Abdel Fattah al-Sissi a convoqué ce samedi une session extraordinaire du Parlement égyptien pour ce dimanche 18 octobre, avec pour ordre d’approuver “toute aide” à fournir à l’Arabie saoudite dans sa guerre contre les Houthis qui dure depuis 2014 et qui a pris ces derniers mois une autre tournure avec des attaques meurtrières répétées contre des infrastructures en territoire saoudien.
Al-Sissi : l’Égypte « va fournir toute aide que solliciterait l’Arabie saoudite »
Au cours d’une cérémonie de sortie de promotion de l’académie militaire aérienne ce samedi, Al-Sissi a annoncé que son pays exécutera toute mesure que demandera l’Arabie saoudite.
“Conformément aux directives du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, je prendrai toutes les mesures nécessaires pour vous protéger ou vous défendre. Cette question nécessite l’approbation du Parlement égyptien et j’espère que celui-ci se réunira en session extraordinaire afin de nous accorder cette autorisation si on nous le demande”, a dit le président égyptien à l’attention des responsables saoudiens.
Abdel Fattah al-Sissi a exprimé à l’occasion sa gratitude envers “les pays frères du Golfe”, en premier lieu l’Arabie saoudite, pour “le soutien” qu’ils ont apporté à l’Égypte à la suite des événements de 2013, lorsque l’armée, qu’il dirigeait à l’époque, avait démis le président issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi.
Al-Sissi reconnaissant envers Ryad qui l’a soutenu en 2013
Al-Sissi a rappelé que le soutien des pays du Golfe et les ponts établis par les navires de transport de gaz et de pétrole avaient été “offerts sans contrepartie”, et que l’Égypte “se serait engagée dans l’inconnu sans leur position”.
En guerre depuis 2014 contre une coalition régionale menée par l’Arabie saoudite, les Houthis, soutenus par l’Iran, ont effectué en septembre dernier une offensive éclair qui leur a permis de contrôler de larges territoires supplémentaires au Yémen, dont le très stratégique détroit de Bab El Mandab, à l’entrée de la mer Rouge, ce qui leur offre la possibilité de perturber la navigation à travers le canal de Suez.
Dans la foulée, les rebelles yéménites ont multiplié les attaques aux missiles et aux drones contre plusieurs villes, aéroports et installations pétrolières en Arabie saoudite, faisant au moins 19 morts.
À noter que l’Égypte ne fait pas partie du pacte de défense commune signé en août dernier par l’Arabie saoudite avec la Turquie et le Pakistan. Ces deux pays se contentent d’apporter un soutien logistique et défensif au royaume du Golfe. Une éventuelle entrée en guerre de l’Égypte, qui dispose de la première puissance militaire en Afrique et dans le monde arabe, donnerait une autre dimension au conflit du Moyen-Orient.
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