Rapatriement des devises : Tebboune met en garde les exportateurs

Le président Tebboune a mis en garde les exportateurs algériens lors d'un discours devant les opérateurs économiques le 14 octobre, exigeant le rapatriement effectif des devises gagnées à l'étranger.
Il a dénoncé un « dysfonctionnement » où les exportations augmentent mais le retour des devises reste faible, imputant le problème à une minorité d'opérateurs.
L'objectif affiché reste d'atteindre 20 à 30 milliards de dollars d'exportations hors hydrocarbures d'ici 2030, contre 5 à 6 milliards actuellement.
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TSA Algérie
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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a de nouveau évoqué la question des exportations hors hydrocarbures. C’était à l’occasion du discours qu’il a prononcé mercredi 14 octobre devant les opérateurs économiques.
Si la diversification des exportations du pays demeure un objectif primordial pour préparer l’après-pétrole, il faudra toutefois que les « recettes soient rapatriées et ne restent pas à l’étranger », a-t-il mis en garde.
« Il y a un dysfonctionnement. Je ne vais pas rentrer dans les détails. Il y a de l’exportation, mais le retour des devises est faible. Ce n’est pas tout le monde, c’est le fait d’une minorité. Les bons comptes font de bons amis. Mais le temps du donnant-donnant est venu. L’État vous aide, vous devez aussi aider l’État. Je ne suis pas contre le fait que le Premier ministre mette en place une ristourne pour les exportateurs, mais l’essentiel est de rapatrier les devises », a souligné le chef de l’État.
Tebboune : « Il faut que les recettes d’exportation rentrent dans les caisses »
Le président de la République a rappelé au Conseil du renouveau économique algérien (Crea), la principale organisation patronale du pays, son engagement de porter les exportations hors hydrocarbures à 30 milliards de dollars à l’horizon 2030.
« Je prends en considération 20 milliards seulement. 20 milliards, cela signifie que notre économie a changé complètement, elle exporte plus qu’elle n’importe », a-t-il dit.
Pendant plusieurs décennies, les exportations de l’Algérie en dehors du pétrole et du gaz ont en effet peiné à atteindre un milliard de dollars. Ce n’est que ces dernières années qu’elles ont commencé à tourner autour de 5-6 milliards de dollars par an. Atteindre 20 milliards serait donc une grande performance.
Néanmoins, il faudra que les recettes soient conformes aux quantités expédiées à l’étranger. « J’espère qu’on sera proches des chiffres réels. Exporter, oui, mais il faut que les recettes d’exportation rentrent dans les caisses et ne restent pas à l’étranger. Il faut que les choses soient claires », a tenu à rappeler le chef de l’État.
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