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Le Maroc tente de faire de l’ombre à l’Algérie et récolte un flop

Par Riyad Hamadi4 min de lecture
Le Maroc tente de faire de l’ombre à l’Algérie et récolte un flop
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Le Maroc a tenté le 2 décembre à Rabat de faire de l’ombre à Alger, où les 30 novembre et 1er décembre se tenaient la conférence internationale sur les crimes du colonialisme en Afrique et la 12e session du Processus d’Oran sur la paix et la sécurité, soutenues par l’UA. L’initiative marocaine a été un échec retentissant: Rabat n’a réuni qu’un responsable onusien par intérim et des ministres de Mali, Burkina Faso et Guinée équatoriale, tandis qu’Alger accueillait Mahmoud Ali Youssouf et des délégations de haut niveau.

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Le leadership de l’Algérie en Afrique est décidément le cauchemar du Maroc. Alors que l’Algérie abritait cette semaine deux événements africains majeurs, le pays voisin a organisé simultanément une conférence continentale de moindre envergure, dans une tentative de parasiter les travaux des deux conférences qui se tenaient dans la capitale algérienne.

La tentative s’est soldée toutefois par un flop retentissant qui ramène le royaume et sa diplomatie à leur juste poids sur la scène continentale. Toute l’Afrique s’est retrouvée à Alger avec un haut niveau de représentation et Rabat a dû se contenter d’accueillir les représentants de quelques régimes issus de coups d’État.

La capitale algérienne a abrité dimanche 30 novembre la conférence internationale sur les crimes du colonialisme en Afrique puis, à partir de lundi 1ᵉʳ décembre, la 12ᵉ session du séminaire sur la paix et la sécurité en Afrique, dit « Processus d’Oran ».

Ces deux événements, adoubés par l’Union africaine, ont connu un succès retentissant de par leurs résultats, le nombre d’organisations internationales et de pays participants et du niveau de leur représentation.

La diplomatie marocaine ramenée à son véritable poids en Afrique

À noter d’abord la présence, pour la première fois depuis le lancement du processus d’Oran, du président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf qui a été reçu par le président Abdelmadjid Tebboune, à cette occasion.

Il y a eu aussi le commissaire à la sécurité et la paix en Afrique, deux secrétaires généraux adjoints de l’ONU, l’envoyé onusien pour l’initiative « Faire taire les armes » et l’envoyée spéciale portugaise pour le Sahel. En outre, huit États africains se sont fait représenter par leur chef de la diplomatie et six autres par leurs vice-ministres des Affaires étrangères.

Le Maroc a tenté vainement de faire de l’ombre, médiatiquement et politiquement, à ces deux événements majeurs, en organisant mardi 2 décembre à Rabat la première conférence africaine des victimes du terrorisme. Déjà, par cette thématique, le Maroc outrepasse ses prérogatives, sachant que l’UA lui a délégué seulement le dossier de la migration, tandis qu’elle a délégué à l’Algérie les dossiers de la paix et de la sécurité.

Le timing est aussi inapproprié, puisque coïncidant avec deux événements approuvés par l’organisation panafricaine. Quant à la participation et au niveau représentation, la conférence de Rabat est tout simplement un échec retentissant.

En tout et pour tout, la capitale marocaine a accueilli un responsable onusien par intérim (Alexandre Zouev, secrétaire général adjoint par intérim du bureau de l’ONU pour la lutte antiterroriste) et des ministres de trois États africains (Mali, Burkina Faso et Guinée équatoriale). Les deux premiers pays sont dirigés par des régimes issus de coups d’État et font l’objet de sanctions de l’UA. En somme, le Maroc a tenté de faire de l’ombre à l’Algérie et a récolté un flop.

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