Procès du journaliste Saâd Bouakba : le tribunal rend son verdict

Le journaliste Saâd Bouakba, 79 ans, a été condamné ce jeudi par le tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger) à trois ans de prison avec sursis et 1 million de dinars d’amende, suite à une plainte de la fille d’Ahmed Ben Bella. Il peut sortir de prison une semaine après le mandat de dépôt. Abdelhalim Haraoui, patron de Vision Web TV, a été condamné à un an de prison avec sursis, 500.000 dinars d’amende, et à la fermeture définitive de sa chaîne et la confiscation du matériel. Le parquet réclamait cinq ans et deux millions dinars pour Bouakba; la plaignante était prête à retirer sa plainte. Bouakba est poursuivi pour outrages et diffamation envers des symboles de la Révolution et diffusion d’informations fallacieuses; Haraoui pour participation à ce délit.
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TSA Algérie
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Le journaliste Saâd Boukba, 79 ans, a été condamné ce jeudi à trois ans de prison avec sursis et un million de dinars d’amende par le tribunal de Bir Mourad Raïs (Alger), à la suite d’une plainte de la fille d’Ahmed Ben Bella, premier président de la République algérienne.
Le journaliste peut sortir de prison, une semaine après avoir été placé sous mandat de dépôt.
Abdelhalim Haraoui, propriétaire de la Web TV Vision où Bouakba a fait des déclarations sur Ahmed Ben Bella et ce qui est appelé le « trésor du FLN », a été condamné à un an de prison avec sursis et une amende de 500.000 dinars, ainsi que la fermeture définitive de sa chaîne et la confiscation de son matériel.
Fermeture de la Web TV Vision
Peu avant, le procureur près le tribunal de Bir Mourad Raïs, a requis cinq ans de prison et une amende de deux millions de dinars à l’encontre de Saâd Bouakba qui est considéré comme le doyen de la presse en Algérie. La plaignante s’est dite prête à retirer sa plainte.
Saâd Bouakba est poursuivi pour le « délit d’outrage et de diffamation, commis avec l’usage des technologies de l’information et de la communication, à l’encontre de symboles de la Révolution de libération nationale, et le délit de diffusion et de promotion intentionnelle, par tous les moyens, d’informations fallacieuses et biaisées auprès du public, conformément aux articles 148 bis 1, 333 bis 6 et 196 bis du code pénal ».
Pour Abdelhalim Haraoui, il est poursuivi pour « participation au délit d’outrage et de diffamation commis avec l’usage des technologies de l’information et de la communication, à l’encontre de symboles de la Révolution de libération nationale, conformément aux articles 42 et 148 bis 1 ».