Élections locales : des partis politiques critiquent l’Anie qui réagit

Quatre partis d'opposition (PT, FFS, Jil Jadid, RCD) dénoncent les rejets de candidatures par l'ANIE pour les élections locales du 28 novembre, jugeant les motifs « élastiques » et politiquement motivés.
Le PT appelle le président Tebboune à rétablir les droits des candidats écartés, liant ces pratiques à l'abstention massive des législatives de juillet.
Le FFS parle d'une « purge » de ses listes à l'échelle nationale, tandis que le RCD fustige des procédures opaques et des interprétations extensives de la loi.
L'ANIE répond en publiant un bilan provisoire : seulement 3 listes APC et 6 listes APW rejetées sur des milliers, pour motifs administratifs ou juridiques, avec recours possibles jusqu'au 28 octobre.
Publié par
TSA Algérie
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
.akcelo-adunit-15073 { width:100%; height:360px; } @media (pointer:coarse) { .akcelo-adunit-15073 { width:100%; height:180px; } }
window.slmadshb = window.slmadshb || {}; window.slmadshb.que = window.slmadshb.que || []; window.slmadshb.que.push(function() { window.slmadshb.display("Tsaalgerie_PlayRVideo"); });
Le PT, le FFS, Jil Jadid et le RCD ont réagi vivement, mardi, aux décisions de rejet de candidatures pour les élections locales (APC et APW) du 28 novembre prises par l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie).
Le Parti des travailleurs (PT) a qualifié d’« élastiques » et « vagues » les motifs invoqués par l’Anie pour justifier les rejets de certaines candidatures.
Le PT lance un appel au président Tebboune
Lesquels motifs reposant sur l’article 1 de la loi électorale qui évoque « la moralisation de la vie politique » et l’article 184 qui exige de tout candidat de « ne pas avoir fait l’objet de condamnation définitive à une peine privative de liberté pour crime ou délit non réhabilité ; n’étant pas connu de manière notoire pour avoir eu des liens avec l’argent douteux et pour son influence directe ou indirecte sur le libre choix des électeurs… ».
Le parti de Louisa Hanoune a estimé, dans un communiqué, que « ces pratiques ont contribué à l’abstention massive qui a marqué les législatives de juillet dernier. »
Le secrétariat politique du PT a renouvelé son appel au président Abdelmadjid Tebboune pour qu’« il ordonne le rétablissement dans leurs droits légitimes de toutes les candidates et de tous les candidats injustement privés de leur droit constitutionnel (…) ».
Jil Jadid exprime son inquiétude
Jil Jadid a exprimé également son « inquiétude » quant à la nature des motifs invoqués pour justifier les décisions de rejet de candidatures par l’Anie.
« Lorsque des formules générales ou des faits politiques passés deviennent la base de la privation du droit de se porter candidat, nous sommes confrontés à une question fondamentale : appliquons-nous des conditions juridiques claires, ou ouvrons-nous la porte à des interprétations susceptibles de porter atteinte à l’essence même des droits politiques et constitutionnels des citoyens ? », s’est interrogé Jil Jadid dans une déclaration signée par son président, Lakhdar Amokrane.
Le FFS dénonce une « purge »
Pour sa part, le FFS s’est dit victime « d’une vaste opération de purge » ayant touché la majorité de ses listes de candidats à travers le pays. Le parti a dénoncé, dans un communiqué, « des exclusions arbitraires et anticonstitutionnelles (…) qui traduisent une volonté manifeste d’influer sur les résultats des élections ». Le FFS a exigé « le réexamen de l’ensemble des décisions de rejet injustifiées ».
Le RCD n’est pas en reste dans cette colère suscitée par le rejet des candidatures de la scène politique. « Des justifications contestables, des interprétations extensives de la loi et des procédures opaques ne sauraient tenir lieu de fondement juridique à la privation des droits civiques », a relevé le RCD dans un communiqué signé par son président Atmane Mazouz.
La version de l’ANIE
L’Anie a rendu public, hier mardi, le bilan provisoire relatif aux candidatures déposées où il est fait état du rejet de seulement 3 listes sur un total de 5.631 listes de candidatures à l’élection des membres des APC.
Quant à l’élection des membres de l’APW, sur 434 listes déposées, 6 seulement ont été rejetées. L’instance présidée par Saâd Arous s’est contentée ainsi de donner le nombre de listes rejetées en bloc, sans dévoiler le nombre de candidats ayant vu leurs dossiers refusés.
En plus des cas cités dans les articles 1 et 184 de la loi électorale, les motifs de rejet, précise la même source, sont liés au manque de pièces administratives dans les dossiers, à la non-inscription sur la liste électorale et à la non-régularisation de la situation vis-à-vis du service national ou de l’administration fiscale.
L’Anie a signalé que les candidats, dont les dossiers ont été rejetés, ont la possibilité d’introduire des recours au niveau des tribunaux administratifs et l’opération de leur remplacement, par d’autres candidats, reste ouverte jusqu’au 28 octobre prochain.
(function(w,q){w[q]=w[q]||[];w[q].push(["_mgc.load"])})(window,"_mgq");