Économie

Pétrole : le Brent grimpe à son plus haut niveau en cinq mois

Par Mohamed Rahmani•4 min de lecture
Brifa
Pétrole : le Brent grimpe à son plus haut niveau en cinq mois
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Le Brent a atteint 114,72 dollars le baril vendredi, son plus haut niveau depuis cinq mois, porté par l'escalade des tensions au Moyen-Orient.

Des attaques houthies en Arabie saoudite et l'évacuation du siège d'Aramco à Dhahran ont ravivé les craintes sur la sécurité des approvisionnements pétroliers.

Le WTI a également progressé à 100,57 dollars, les marchés intégrant une prime de risque malgré l'absence de perturbation effective des exportations.

L'évolution des cours dépendra désormais de l'intensité du conflit et de la sécurité des routes maritimes dans la région.

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Les cours du pétrole poursuivent leur progression. Vendredi 23 octobre, le Brent a atteint 114,72 dollars le baril, son plus haut niveau depuis le 4 mai, sur fond de craintes liées à l’escalade des tensions au Moyen-Orient.

Le pétrole brut a de nouveau gagné du terrain sur les marchés. Le baril de Brent, référence internationale, a touché 114,72 dollars vendredi matin, avant de s’établir à 113,96 dollars vers 8 h 10 GMT, selon les données de MarketScreener. Il s’agit de son niveau le plus élevé depuis plus de cinq mois. La veille, le cours avait déjà bondi de 4 %, à 113,17 dollars, après avoir atteint un sommet inédit depuis mai.

Les tensions au Moyen-Orient inquiètent les marchés

Cette hausse intervient après des attaques attribuées aux Houthis en Arabie saoudite, qui ont ravivé les inquiétudes sur la sécurité des approvisionnements. Les investisseurs redoutent une extension des hostilités dans une région stratégique pour le commerce mondial du pétrole.

Les tensions ont également conduit Saudi Aramco à demander l’évacuation de son siège à Dhahran, dans l’est du royaume, selon des informations rapportées par Reuters. À ce stade, les marchés réagissent surtout au risque de perturbation des flux : une dégradation de la situation pourrait affecter les infrastructures énergétiques ou les routes maritimes utilisées pour transporter le brut.

Le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a lui aussi progressé vendredi. Il s’échangeait à 100,57 dollars le baril, tandis que le Brent gagnait 79 cents, soit 0,7 %, par rapport à son niveau précédent. La progression du Brent s’inscrit dans une série de gains hebdomadaires, alors que les opérateurs surveillent l’évolution des tensions et leurs conséquences éventuelles sur l’offre.

Une prime de risque liée aux craintes

Les prix du pétrole réagissent aux perspectives de production et de transport, mais aussi aux anticipations des acteurs du marché. Lorsque des attaques ou une escalade militaire menacent une zone productrice ou un axe maritime important, les cours peuvent intégrer une « prime de risque » : les acheteurs anticipent alors la possibilité d’une offre plus limitée ou de difficultés logistiques.

Cette hausse ne signifie toutefois pas qu’une baisse effective des exportations saoudiennes a été annoncée. Elle traduit d’abord la nervosité des marchés face à l’incertitude géopolitique. Les cours dépendront notamment de l’évolution des attaques, de la sécurité des installations et de la circulation des navires dans la région.

Le Brent s’approche ainsi de seuils qui n’avaient plus été observés depuis plusieurs mois. Pour les pays producteurs, une hausse durable peut soutenir les revenus pétroliers, mais son effet dépend aussi des volumes exportés, des contrats et du prix propre à chaque qualité de brut.

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