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Colère en Libye après des propos injurieux de Donald Trump

Par Rafik Tadjer•4 min de lecture
Brifa
Colère en Libye après des propos injurieux de Donald Trump
Résumé IA

Lors d'un meeting en Géorgie, Donald Trump a qualifié la Libye de « pays de merde » infesté de terroristes, provoquant l'indignation unanime des deux gouvernements rivaux libyens.

Le gouvernement de Tripoli d'Abdelhamid Dabaiba refuse que la dignité libyenne serve de polémique électorale et rappelle les sacrifices du pays contre le terrorisme.

Son rival de Benghazi, Osama Hamad, répond plus violemment en évoquant l'affaire Epstein et l'histoire millénaire de la Libye face à la jeunesse des États-Unis.

Cette rare convergence des deux exécutifs libyens illustre l'offense ressentie face aux propos du candidat républicain à la présidentielle américaine.

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TSA Algérie

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En Libye, on ne décolère pas après les propos injurieux tenus envers le pays par Donald Trump.

Lors d’un meeting électoral samedi en Géorgie, le président américain a reproché aux démocrates de faciliter l’entrée aux États-Unis de migrants venant de “pays de m…” et “infestés de terroristes”, citant la Somalie, Haïti, le Yémen et la Libye. 

Ces injures ont provoqué un tollé en Libye et fait réagir promptement les deux gouvernements qui se disputent la légitimité. Trump a réussi l’exploit de mettre d’accord exceptionnellement les deux rivaux.

Alors que le gouvernement de Tripoli a refusé que “la dignité” de la Libye soit “un sujet de polémiques électorales”, celui de Benghazi a opposé les racines de la Libye qui “remontent à des milliers d’années” à la création “récente” des États-Unis qui plus est grâce aux “migrations de multiples peuples”. Ce gouvernement a aussi rappelé à Trump son rôle dans l’affaire Epstein. 

Al Dabaiba répond à Trump : “Nous refusons que la dignité de la Libye soit un sujet de polémiques électorales” 

“Nous veillons à entretenir nos relations avec les États-Unis sur la base du respect mutuel et nous n’accepterons pas que la dignité de la Libye et de son peuple soit un sujet de polémiques électorales” a indiqué Abdelhamid Al Dabaiba, chef du gouvernement d’union nationale basé à Tripoli et largement reconnu par la communauté internationale. 

Dans une déclaration sur les réseaux sociaux et reprise par l’agence libyenne Lana, Al Dabaiba a rappelé les sacrifices consentis par la Libye dans la lutte contre le terrorisme. 

“La Libye est un État souverain, et nous refusons toute atteinte à son égard ou à son peuple qui a consenti d’énormes sacrifices dans la lutte contre le terrorisme”, a-t-il écrit.

Réaction crue du gouvernement de Benghazi 

Osama Saad Hamad, premier ministre du gouvernement de Benghazi, a dénoncé pour sa part dans un communiqué virulent “les propos offensants tenus par Donald Trump, l’un des instigateurs de l’immonde île d’Epstein, à l’encontre de l’État libyen et de son peuple”.

“Le gouvernement libyen exprime son rejet, sa condamnation et sa ferme dénonciation des déclarations offensantes faites par le dénommé Donald Trump contre la Libye et son peuple”, a indiqué Osama Hamad, ajoutant que, “insulter des États et des peuples souverains et indépendants n’est pas une manifestation de force, mais plutôt une violation inacceptable des exigences de la responsabilité politique et diplomatique et du respect de la souveraineté des nations.”

Dans le communiqué, l’histoire millénaire de la Libye est rappelée, ainsi que la création “récente” des États-Unis. 

“La Libye, dont les racines plongent profondément dans l’histoire (…) est trop grande pour être réduite à des propos légers ou pour faire l’objet de railleries dans les débats électoraux”, lit-on dans le communiqué qui souligne l’”ironie” de la situation du fait que ces “insultes” émanent du président d’un État “historiquement relativement récent, fondé sur les migrations de multiples peuples”.

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