Algérie : à Béni Abbès, l’autocar mortel roulait à plus de 140 km/h

Un autocar en dérapage et renversement sur la RN 50 à Béni Abbès, le 6 décembre, fait 14 morts et 34 blessés; le véhicule s’est renversé sur son toit après avoir dépassé les 140 km/h. Le ministre de l’Intérieur Said Sayoud et le ministre de la Santé Mohamed Seddik Ait Messaoudène, sur place, ont dévoilé les premiers éléments de l’enquête de la gendarmerie et précisé que le chauffeur figure parmi les victimes. Tebboune appelle à réviser le Code de la route; le projet devait être présenté au Parlement, mais l’exposé est reporté à lundi; le texte durcit les sanctions jusqu’à 12 ans de prison.
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TSA Algérie
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Un nouvel accident d’autocar a provoqué un carnage samedi 6 décembre sur la RN 50 à Béni Abbès dans l’extrême sud-ouest de l’Algérie. Le bilan est très lourd : 14 morts et 34 blessés. L’autocar a dérapé et s’est renversé sur son toit.
Le ministre de l’Intérieur et des Transports Said Sayoud qui s’est rendu sur les lieux du drame avec son collègue de la Santé Mohamed Seddik Ait Messaoudène, a dévoilé les premiers éléments de l’enquête sur cet accident qui a été lancée par la gendarmerie nationale.
« Les premiers rapports prouvent que le dérapage et le renversement de l’autocar sont dus à la vitesse excessive, plus de 140 km/h. Un autocar qui se renverse seul sur une route, sans aucune autre voiture. Je n’arrive pas à trouver les mots pour s’exprimer », a déclaré Saïd Sayoud qui a révélé que le chauffeur de l’autocar fait partie des décès.
Le projet de loi du nouveau Code de la route bientôt devant le Parlement
Le ministre de l’Intérieur et des Transports a rappelé que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a demandé la révision du code de la route après le drame du bus d’El Harrach où 18 personnes ont perdu la vie, pour lutter contre les comportements dangereux sur les routes et sauvegarder la vie des citoyens.
Le projet de loi relatif au nouveau code de la route devait être présenté ce dimanche devant le Parlement. « L’exposé du texte est reporté à lundi prochain », a-t-il dit.
Ce nouveau code durcit considérablement les sanctions contre les auteurs d’infractions routières, avec des peines pouvant aller jusqu’à 12 ans de prison ferme.