Économie

Gaz torché : l’Algérie enregistre une performance mondiale en 2024

Par Ali Idir3 min de lecture
Gaz torché : l’Algérie enregistre une performance mondiale en 2024
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Selon la Banque mondiale, l’Algérie a réduit fortement le torchage: en 2023, les émissions de CO2 par habitant s’établissent à 6,4 t sur 2013-2023, au-dessus de la moyenne nord-africaine mais bien en-deçà des grands producteurs régionaux. Le rapport rappelle que la combustion fossile reste la source principale, mais les émissions fugitives liées au torchage restent significatives; en 2024, l’Algérie affiche la deuxième plus forte réduction mondiale du torchage. Depuis 2020, Sonatrach déploie des projets de récupération du gaz torché (Hassi Messaoud, Tiguentourine, Ohanet, Tin-Fouye-Tabankort), annonçant de nouvelles baisses. En tant que grand fournisseur européen, la décarbonation industrielle, la réforme des subventions et une fiscalité carbone sont des priorités pour préserver les exportations dans le cadre du MACF.

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La Banque mondiale souligne les efforts de l’Algérie pour réduire le torchage du gaz. Dans son dernier rapport sur l’économie algérienne, cette institution financière a souligné que les émissions de CO2 par habitant en Algérie ont « atteint en moyenne 6,4 tonnes équivalent CO2 entre 2013 et 2023 ».

Ce niveau est supérieur à celui « observé dans les autres pays d’Afrique du Nord », mais il est « nettement inférieur à celui des principaux producteurs d’hydrocarbures de la région », explique la Banque mondiale.

« La combustion d’énergie fossile constitue la principale source d’émissions, mais les émissions fugitives, notamment issues du torchage de gaz lors de l’extraction du pétrole brut, y contribuent également de manière significative », indique le rapport.

L’Algérie qui a déployé des efforts « notables » pour réduire ses émissions, en particulier depuis 2020, avec une « diminution marquée de l’intensité du torchage observée en 2023 ». En 2024, le pays a même enregistré « la deuxième plus forte réduction mondiale du torchage de gaz », note la Banque mondiale.

Un enjeu crucial pour l’Algérie

Pour l’Algérie qui est l’un des principaux fournisseurs de gaz de l’Europe, la décarbonation des industries existantes, la réforme des subventions aux carburants et l’introduction d’une fiscalité carbone et le développement du secteur des énergies vertes « constitueraient des priorités stratégiques », explique la Banque mondiale. C’est même un enjeu crucial pour maintenir et développer ses exportations alors que le pays est en pleine transition entre une économie dépendante des importations à celle d’une économie industrialisée.

« La transition écologique des industries à forte intensité carbone, telles que les engrais, le fer et l’acier ou le ciment, sera essentielle pour préserver l’accès des exportations algériennes au marché européen dans le cadre du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) », souligne la Banque mondiale.

En Algérie, le volume de gaz torché a diminué de 5 %, et « l’intensité de torchage, quantité de gaz brûlée par unité de production, a baissé de 3 % ». Des chiffres qui placent l’Algérie comme « leader mondial en matière de réduction du torchage en 2023 ».

« Depuis 2020, Sonatrach a mis en œuvre plusieurs projets de récupération du gaz torché à Hassi Messaoud, le plus grand champ pétrolier du pays. En 2023, la société a étendu ces initiatives à d’autres gisements, notamment à Tiguentourine, Ohanet et Tin-Fouye-Tabankort, où les nouveaux projets devraient entraîner de nouvelles réductions des volumes de gaz torché », explique la Banque mondiale.

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