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Origine du caftan : l’Algérie célèbre un « succès diplomatique majeur »

Par Rafik Tadjer4 min de lecture
Origine du caftan : l’Algérie célèbre un « succès diplomatique majeur »
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Après la confirmation de l’UNESCO, le 11 décembre 2025, lors de la 20e session du Comité intergouvernemental, de l’inscription du caftan comme patrimoine algérien, l’Algérie a salué un « succès diplomatique majeur ». Le MAE et le ministère de la Culture annoncent que l’intitulé de l’élément inscrit en 2024 a été modifié pour inclure explicitement le caftan, et que le dossier sur la robe de mariée de Tlemcen a été étendu avec “la robe caftan”. Ces décisions renforcent la position de l’Algérie sur la scène internationale et la protection de son patrimoine, malgré les contestations du Maroc.

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TSA Algérie

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Deuxième réaction officielle de l’Algérie ce jeudi 11 décembre après la confirmation par l’UNESCO de l’inscription du caftan comme patrimoine algérien. Après le ministère de la Culture et des Arts, le ministère des Affaires étrangères a salué “un nouveau succès diplomatique majeur pour l’Algérie, tant sur la scène culturelle internationale que dans le cadre de la diplomatie multilatérale”.

La 20e session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO a “clairement et explicitement” reconnu, ce jeudi 11 décembre 2025, “la prééminence de l’Algérie en matière de caftan traditionnel comme composante fondamentale de son riche patrimoine culturel”, a indiqué la diplomatie algérienne dans un communiqué diffusé ce jeudi en fin de journée.  

Ce qui change

Le ministère a expliqué que le comité a décidé de modifier l’intitulé de l’élément inscrit en 2024 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, “en y incluant explicitement le caftan”.

L’élément algérien portera désormais le titre suivant : “Habits de cérémonie féminin du Grand Est algérien : savoir-faire et techniques liés à la confection et à la décoration de la gandoura, du mlehfa, du caftan, du qat et du lahaf”. 

Le comité a également approuvé la modification du dossier intitulé “Rituels et savoir-faire artisanaux liés à la tradition de la robe de mariée de Tlemcen”, inscrit sur la liste représentative depuis 2012, en y ajoutant la mention “la robe caftan”, avec traduction en français et en anglais. 

“Ces décisions constituent un nouveau succès diplomatique majeur pour l’Algérie, tant sur la scène culturelle internationale que dans le cadre de la diplomatie multilatérale”, s’est félicité le MAE.

Aussi, lit-on encore dans le communiqué, ces décisions de l’UNESCO confirment “avec force la prééminence historique et culturelle de l’inscription du caftan par l’Algérie sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité” et “renforcent la reconnaissance internationale de ce patrimoine immatériel d’une valeur exceptionnelle”.

« Reconnaissance claire »

Il s’agit d’un renforcement de la position de l’Algérie sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, d’une ”reconnaissance claire” et “l’aboutissement mérité des efforts constants et inlassables” déployés par l’État algérien pour promouvoir, préserver et faire connaître le riche patrimoine culturel algérien, “fruit de siècles d’histoire et reflet de l’identité et de l’authenticité profondes de notre nation”, ajoute le ministère des Affaires étrangères. 

Celui-ci conclut en soulignant que cette “reconnaissance explicite” valide la démarche adoptée dans la mise en œuvre des directives des plus hautes autorités du pays, visant à assurer “la promotion de notre patrimoine culturel dans toutes ses composantes et sous toutes ses formes, et à le protéger de toute tentative d’imitation, d’appropriation et de falsification”.

A noter que le caftan algérien fait l’objet depuis plusieurs années de tentatives de spoliation du Maroc qui, cette fois encore, a présenté un dossier truffé d’irrégularités, dénoncées magistralement par le délégué de l’Algérie.

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