Verts : Les confidences de Chamakh sur Bensebaïni, Adli et Slimani !

Dans le podcast Kampo, Chamakh évoque Ramy Bensebaïni passé en essai à Arsenal à Londres et raconte leur couscous du vendredi, signe de solidarité nord-africaine; il salue l’honnêteté de Yacine Adli qui, il y a près de deux ans, a choisi la France malgré les critiques; et il comprend la colère d’Islam Slimani sur les binationaux, estimant que valeurs et émotions se partagent. Ses propos apportent une voix mesurée sur la politique des binationaux en Algérie.
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Le premier nom évoqué est celui de Ramy Bensebaïni, passé en essai à Arsenal durant la période où Chamakh évoluait à Londres. Avec humour et nostalgie, il raconte leur rencontre :
« Je faisais des couscous tous les vendredi chez moi à Arsenal, c'était un moment mythique. Ramy Bensebaini était venu une fois pour un essai à Arsenal et je l'avais invité. C’était un peu notre côté maghrébin de le recevoir et de le mettre dans de bonnes conditions. »
Un passage qui révèle la solidarité discrète mais essentielle entre joueurs nord-africains en Europe, au-delà des rivalités sportives.
Chamakh a également réagi au choix très commenté de Yacine Adli, qui a annoncé il y a près de deux ans déjà vouloir jouer pour la France et non pour l’Algérie. Contrairement à certains observateurs, l’ancien attaquant a tenu à saluer la franchise du milieu du Milan AC :
« Adli m'a surpris car il a été très cash, contrairement à d'autres joueurs comme Rayan Cherki. Adli s'est peut-être fait lyncher, mais il a été clair et net. J'ai apprécié car il n'a pas joué de double jeu et n'a pas fait attendre. »
Le débat a logiquement dérivé vers le coup de gueule récent d’Islam Slimani sur les binationaux. L’attaquant, dans le même podcast, avait lâché des phrases fortes comme :
« On ne choisit pas l’Algérie. Si tu es né en France et que tu as tout fait en France, joue pour la France. Pourquoi tu joues pour l’Algérie ? »
Chamakh dit comprendre cette sortie musclée et en partage l’origine émotionnelle :
« J'ai énormément de respect envers Slimani, que ce soit pour sa carrière ou pour le joueur. Je le trouvais très bon à Leicester et Monaco, et même en équipe d’Algérie il a toujours tout donné. Je comprends sa réaction et sa façon de voir le football. Je comprends que ça peut le frustrer, ça m'aurait frustré aussi. Les valeurs avant tout. »
Dans un contexte où l’Algérie cherche à clarifier sa politique envers les binationaux, les propos de Chamakh ajoutent une voix mesurée, bienveillante et expérimentée. Entre couscous londonien, franchise assumée et débats identitaires, son passage sur Kampo a eu de quoi satisfaire pas mal d'amateurs de football maghrébins.
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