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Algérie : les leçons des affaires Sansal, Belghit et MAK

Par Riyad Hamadi5 min de lecture
Algérie : les leçons des affaires Sansal, Belghit et MAK
Résumé IA

L’Algérie reste unie face à l’adversité et aux tentatives de division autour des affaires Sansal, Belghit et MAK.

Boualem Sansal, arrêté en novembre 2024 et condamné à cinq ans, a été gracié le 12 novembre pour des raisons humanitaires.

Mohamed Belghit a aussi été gracié; il avait cinq ans (trois fermes) et a présenté ses excuses au président.

Le MAK, proclamant l’indépendance de la Kabylie à Paris le 14 décembre, a échoué à briser l’unité nationale.

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Les épreuves se succèdent et, à chaque fois, l’Algérie sort victorieuse, encore plus unie face à l’adversité et aux tentatives de semer la division entre ses enfants.

C’est encore le cas au lendemain de la supposée “indépendance” de la Kabylie proclamée dimanche 14 décembre à Paris par le mouvement MAK, classé terroriste en Algérie depuis 2021. Idem pour l’affaire de l’incarcération de Boualem Sansal ou encore celle de Mohamed Belghit qui vient de connaître son épilogue de la plus apaisée des manières. 

Boualem Sansal et l’intégrité territoriale

Boualem Sansal s’est attaqué avec véhémence à l’intégrité territoriale de l’Algérie, soutenant qu’une partie de son territoire est une offrande du colonialisme qui l’a tronquée à un autre État, le Maroc. Pour tenir de tels graves propos et rentrer immédiatement après en Algérie, il faut de solides assurances. 

Or, l’unique garantie que croyait avoir Sansal était son statut d’écrivain et sa nationalité française nouvellement acquise.

Attenter à sa liberté, a-t-il dû calculer, soulèverait un tollé. L’écrivain a été arrêté en novembre 2024 puis condamné en première instance et en appel à cinq ans de prison ferme et cela n’a pas suscité la moindre protestation en Algérie, y compris chez l’opposition, la presse et la société civile. 

Sansal a fini par être remis en liberté sur décision souveraine du président de la République. La grâce qui lui a été accordée le 12 novembre porte un sens : l’écrivain algérien naturalisé français en 2024 a été libéré pour des considérations humanitaires, eu égard à son âge et son état de santé et rien d’autre.

Pour le reste, la justice a dit son mot et le concerné reste coupable et condamné. Boualem Sansal a commis une double faute. Celles de s’autoproclamer historien et de soutenir les thèses expansionnistes dangereuses du parti marocain de l’Istiqlal qui revendique non seulement une partie de l’Algérie, mais aussi de la Mauritanie et du Sénégal.

Gracié par le président, Mohamed Belghit présente ses excuses 

La même lecture peut être faite de la grâce décrétée en faveur de Mohamed Belghit.

L’historien a tenu des propos attentatoires à l’identité nationale telle que définie par la Constitution et vécue par les Algériens, de surcroît sur un média étranger contrôlé par un pays qui a multiplié ces dernières années les actes hostiles à l’égard de l’Algérie.

Mohamed Belghit a été remis en liberté eu égard à son âge, son statut d’universitaire et de fils de chahid et l’absence d’antécédents dans son parcours. 

Mais il traînera lui aussi une condamnation judiciaire à 5 ans de prison dont trois fermes, devenue définitive et irrévocable après le rejet de son pourvoi en cassation devant la Cour suprême. 

L’Algérie sort encore grandie de cette affaire Belghit, en mettant fin à la détention d’un universitaire qui a fauté, tout en ne cédant pas un pouce sur l’unité de la nation. D’autant plus que Belghit lui-même a présenté officiellement ses excuses dans une lettre adressée au président de la République, comme l’a rapporté le quotidien El Khabar ce mardi 16 décembre. 

Il y a quelques jours, c’est le journaliste Saâd Bouakba qui a été remis en liberté, cette fois par la justice, qui l’a tout de même condamné à une peine avec sursis pour avoir remis en cause la probité de certains chefs de la révolution. 

Sansal, Belghit et le Mak, sont trois visages d’une même médaille. Ils nourrissent les extrémismes, menacent la stabilité et servent de prétexte aux aventuriers qui attentent à l’unité du pays.

Des tentatives qui se brisent lamentablement sur le mur de la fermeté de l’Etat, conjuguée à l’intransigeance de la justice et la conscience de la société.

Le MAK vient de le vérifier à ses dépens. En voulant séparer la Kabylie de l’Algérie, ce mouvement a produit le juste contraire à en juger par les réactions enregistrées dans cette région où personnalités influentes et citoyens anonymes ont livré le même message limpide d’attachement à la nation unie. En somme, rien ne brisera l’unité de l’Algérie.

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