CAN 2025 : Kebbal, « Quand tu arrives à Alger, tu es en mission »

Kebbal, 27 ans, se dit concentré sur son club pour l’instant et n’envisage pas CAN 2025.
Dès son arrivée à Alger et le début de la compétition, son cerveau basculera; l’émotion viendra naturellement.
Il se souvient de sa première cape: stade plein, qualification mondiale, et la fierté partagée avec ses parents.
CAN 2025: l’Algérie vise le titre malgré la concurrence; le groupe réunit le Soudan, le Burkina Faso et la Guinée équatoriale, Mahrez, capitaine, guide le collectif, et une vidéo YouTube intitulée 'Illan KEBBAL : L'objectif, c'est d'aller au bout !' accompagne l’article.
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Malgré l’ampleur de l’événement, Kebbal surprend d’abord par sa lucidité. « Personnellement, pour le moment, je me concentre en club. Je n’ai pas encore la tête à ça », explique-t-il. Le milieu offensif refuse de se projeter trop tôt, conscient de l’importance de rester concentré sur le présent. « Le jour où je serai là-bas avec la tenue et que la compétition va commencer, c’est là où ton cerveau va switcher », ajoute-t-il, convaincu que l’émotion viendra naturellement une fois sur place.
Revenant sur ses débuts avec la sélection, Kebbal évoque des souvenirs indélébiles. La première fois qu’il a porté le maillot national reste gravée dans sa mémoire. « Ça m’a fait une sensation incroyable de rentrer sur le terrain avec le maillot. Le stade était plein, en plus il y avait la qualification à la Coupe du monde ». Une fierté immense, partagée avec ses parents : « On est une famille pudique, mais je pense surtout à la fierté pour mes parents ».
Pour le joueur de 27 ans, les émotions vécues avec l’Algérie sont uniques et incomparables. « Le club et le pays, tu ne peux pas les comparer. Tu te bats pour un pays ». Il insiste sur cette différence fondamentale : « Quand tu arrives à Alger, dès que tu atterris de l’avion, tu sais que tu es en mission. Tu te bats pour le peuple ». Une responsabilité qui forge mentalement le joueur et donne une autre dimension à l’engagement sur le terrain.
Kebbal ne cache pas non plus son admiration pour le public algérien. « Tous les stades étaient exceptionnels. Même dans la rue, les gens sont là ». Il évoque cette relation presque familiale entre joueurs et supporters : « Eux, ils sont là pour nous supporter, mais nous, on se bat pour eux ».
Concernant la CAN 2025, le discours est clair et ambitieux. « L’objectif, quand on est l’Algérie, c’est d’aller au bout », affirme-t-il, tout en restant réaliste : « On sait que ça sera très difficile. Il y a au moins cinq ou six nations qui jouent la gagne ». La poule, composée du Soudan, du Burkina Faso et de la Guinée équatoriale, n’inspire aucune confiance excessive. « La CAN, c’est sauvage. Si tu ne mets pas les ingrédients, tu te fais punir ».
Sur la rivalité avec le Maroc, pays hôte, Kebbal reste mesuré. « On s’imagine juste être champion, peu importe où ». L’essentiel reste la compétition elle-même et le parcours de l’Algérie.
Enfin, le joueur souligne la force du collectif et le leadership de Riyad Mahrez. « C’est notre capitaine. Quand il parle, on est tous à son écoute ». Pour Kebbal, l’équipe nationale repose avant tout sur une mission commune : « On s’en fout de qui brille. On est censé faire briller le pays ».
Un message fort, à l’image d’un joueur conscient de l’enjeu, habité par le sens du devoir, et prêt à vivre pleinement cette CAN 2025 sous les couleurs de l’Algérie.