Législatives 2026 en Algérie : un quatrième parti d’opposition se prononce

Le Conseil national de Jil Jadid annonce le 19 décembre sa participation aux législatives et locales de 2026, après le boycott des élections de 2021, et devient le quatrième parti d’opposition.
Dirigé par Lakhdar Amokrane et fondé par Soufiane Djilali, il dit que l’action pacifique et organisée est essentielle au changement démocratique et à l’État de droit.
Il réclame la révision rapide de la loi électorale et de l’ANIE, condamne le MAK et affirme l’unité et la souveraineté non négociables, appelant au dialogue national sans exclusion.
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TSA Algérie
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Après le FFS, le PT et le RCD, un quatrième parti de l’opposition a tranché sur sa participation aux prochaines élections législatives et locales en Algérie.
Réuni vendredi 19 décembre, le Conseil national de Jil Jadid a fait le « choix de principe de participer aux prochaines échéances électorales ».
Le parti fondé par Soufiane Djilali se dit convaincu que l’action politique « pacifique » et « organisée » demeure un outil « essentiel du changement démocratique et de la construction de l’État de droit ».
Dans un communiqué signé par son nouveau président Lakhdar Amokrane, le Conseil national de Jil Jadid a accompagné l’annonce de sa décision de participer aux prochains scrutins par un appel aux autorités pour prendre de « véritables mesures d’apaisement politique afin de créer un climat sain et intègre ».
Jil Jadid condamne les projets séparatistes du MAK
Aussi, il « exige l’ouverture, dans les plus brefs délais, du dossier de la révision de la loi électorale, ainsi que la révision des prérogatives et de la composition de l’Autorité nationale indépendante des élections. »
Le Conseil national de Jil Jadid qui a boycotté les législatives de 2021 a souligné en outre « l’impérieuse nécessité de lancer un dialogue national sérieux, global et sans exclusion, autour des réformes politiques, institutionnelles et économiques nécessaires à la refondation de l’État national moderne ».
En plus de sa décision de participer aux prochaines élections, le Conseil national a condamné avec la « plus grande fermeté toute tentative visant à porter atteinte à l’unité du pays et à déstabiliser sa sécurité, en particulier les projets séparatistes promus par l’organisation MAK ».
Pour Jil Jadid, l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’État algérien constituent des « constantes non négociables et non susceptibles de compromis ».