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Loi algérienne criminalisant le colonialisme français : Paris réagit

Par Riyad Hamadi3 min de lecture
Loi algérienne criminalisant le colonialisme français : Paris réagit
Résumé IA

La France réagit après l’adoption à l’unanimité par l’APN d’une loi algérienne criminalisant le colonialisme, le 24 décembre.

Le Quai d’Orsay déplore l’initiative comme hostile et rappelle ne pas commenter la politique intérieure, appelant au dialogue via une commission mémoire.

Le texte qualifie les crimes de 1830-1962 de crimes contre l’humanité et exige reconnaissance, excuses et indemnisation.

Lahcen Zeghidi parle d’un moment historique et Abdelkader Soufi rappelle que c’est une première en Afrique.

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La France a promptement réagi à l’adoption en Algérie d’une loi criminalisant le colonialisme français.

Le texte a été adopté ce mercredi 24 décembre à l’unanimité des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN). Quelques heures après le vote, la réaction de Paris est tombée par la voix d’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

La France n’a « pas vocation à commenter la politique intérieure algérienne », mais ne peut que déplorer une telle initiative, a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay.

Selon son expression, il s’agit d’une “initiative manifestement hostile, à la fois à la volonté de reprise du dialogue franco-algérien, et à un travail serein sur les enjeux mémoriels ».

Le porte-parole du Quai d’Orsay a en outre relevé « l’ampleur du travail” engagé par le président français Emmanuel Macron s’agissant de la mémoire de la colonisation au travers d’une commission mixte d’historiens français et algériens.

Criminalisation du colonialisme en Algérie : la France déplore “une initiative manifestement hostile”

« Nous continuons de travailler à la reprise d’un dialogue exigeant avec l’Algérie, qui puisse répondre aux intérêts prioritaires de la France et des Français, en particulier s’agissant des questions sécuritaires et migratoires », a-t-il en outre indiqué.

Le texte adopté ce mercredi qualifie les crimes du colonialisme français en Algérie entre 1830 et 1962 de “crimes contre l’humanité” “imprescriptibles”. La loi réaffirme en outre l’exigence de reconnaissance, d’excuses et d’indemnisation de la part des autorités françaises.

Présent dans l’hémicycle, Lahcen Zeghidi, chef de file côté algérien de la commission mixte d’historiens, a évoqué après le vote un “moment historique”. Il s’agit de  la première initiative du genre en Afrique, a souligné pour sa part le politologue algérien Abdelkader Soufi.

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