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France – Algérie : Ségolène Royal prend un engagement fort

Par Riyad Hamadi5 min de lecture
France – Algérie : Ségolène Royal prend un engagement fort
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Ségolène Royal est devenue la présidente de l’Association France-Algérie (AFA), élue par le conseil d’administration le 18 décembre, succédant à Arnaud Montebourg.

Elle défend une relation apaisée et a promis de tout faire pour l’amitié et la coopération entre Français et Algériens, dans la continuité des fondateurs Edmond Michelet et Germaine Tillion.

L’AFA a été fondée le 20 juin 1963 et Royal est la 10e présidente française de l’association, qui promeut des relations bilatérales plus respectueuses dans le contexte de la crise Alger-Paris depuis juillet 2024.

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Première réaction de Ségolène Royal après son élection à la tête de l’association France-Algérie (AFA). Défenseuse d’une relation apaisée entre les deux pays, Mme Royal a été élue par le conseil d’administration de l’association le 18 décembre, succédant ainsi à Arnaud Montebourg. Elle promet de faire pour le mieux pour l’amitié algéro-française.

L’engagement de la finaliste de la présidentielle de 2007 s’inscrit dans la continuité de ses positions constantes pour une relation meilleure et bénéfique pour les deux pays et les deux peuples, tel que l’ont voulu les fondateurs de l’AFA.

“Dans la continuité du travail d’Edmond Michelet et de Germaine Tillion et de leurs successeurs, je ferai pour le mieux pour l’amitié France-Algérie”, a promis Ségolène Royal sur X.

“L’AFA et sa nouvelle Présidente agiront pour renforcer le développement des relations amicales et de coopération entre Français et Algériens”, avait indiqué pour sa part l’association dans un communiqué diffusé au lendemain de l’élection de sa nouvelle présidente.

L’Association France-Algérie a été fondée le 20 juin 1963, moins d’une année après l’indépendance de l’Algérie, par Edmond Michelet, alors garde des Sceaux, Germaine Tillion et de nombreuses personnalités, avec le soutien du Général De Gaulle, rappelle l’association.

Ces personnalités partageaient la conviction profonde que, après l’accession de l’Algérie à l’indépendance en 1962, elles “pouvaient établir entre les deux États et les deux peuples une ère nouvelle de relations faites d’estime et d’amitié”.

Ségolène Royal est la dixième personnalité française à présider cette association qui œuvre pour de meilleurs rapports avec l’Algérie après, successivement, Edmond Michelet, Georges Gorce, Stéphane Hessel, Germaine Tillion, Jean Charbonnel, Bernard Stasi, Pierre Joxe, Jean-Pierre Chevènement et Arnaud Montebourg.

Ségolène Royal, des positions constantes en faveur de l’amitié France – Algérie

Dans la crise qui dure entre Alger et Paris depuis juillet 2024, Ségolène Royal est l’une des voix françaises, comme Dominique De Villepin, qui s’élèvent régulièrement pour porter la contradiction à la droite dure et à l’extrême-droite et plaider pour un retour à la normale entre les deux capitales.

En août dernier, lorsque le président français Emmanuel Macron a instruit le gouvernement d’être plus ferme avec l’Algérie, Ségolène Royal l’a accusé de sortir “la carte polémique” avec l’Algérie pour “détourner l’attention des graves enjeux internes auxquels la France fait face”, lui reprochant sa gestion de la relation avec “un pays majeur de la région” qu’il a confié à un Bruno Retailleau qui incarne “des “postures destructrices”.

A chaque attaque contre l’Algérie, Ségolène Royal apportait un contrepoids au courant anti-algérien.

En janvier 2025, elle avait réagi à l’affaire des influenceurs algériens que Retailleau voulait expulser, estimant que “ce n’est pas à partir d’un seul cas qu’on doit stigmatiser la totalité d’un pays” et plaidant pour un retour “à des relations diplomatiques respectueuses les un des autres”.

En novembre dernier, lorsqu’un rapport parlementaire a estimé le coût de l’accord de 1968 à 2 milliards d’euros annuels, Royal a fustigé des rédacteurs, leur reprochant d’avoir “la malhonnêteté de cacher combien le travail des Algériens en France rapporte aux entreprises françaises”.

Sur la colonisation aussi, elle a des positions tranchées. “On a une dette morale à l’égard de l’Algérie, parce que la colonisation est un ensauvagement”, a-t-elle déclaré en janvier 2025, ajoutant : “C’est une fille d’officier qui a fait la guerre d’Algérie qui vous le dit, et qui a transmis le respect du courage des Algériens.”

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