Algérie - Burkina Faso : Prouver que nous sommes de retour !

Algérie–Burkina Faso : Vladimir Petković veut "prouver que nous sommes de retour" après le 3-0 contre le Soudan.
Sous Petković l'Algérie a obtenu les qualifications pour la CAN 2025 et le Mondial, avec seulement deux défaites (Guinée, Suède); elle marque près de 3 buts par match.
Le Burkina de Bramé Traoré est dangereux en transition (18 buts, 2 encaissés sur 6 matches) et joue en 4-3-3/4-5-1.
Petković pourrait modifier le onze (Hadjam, Zerrouki/Zorgane, Maza cités) : une victoire consoliderait la campagne, une défaite alarmerait avant la Guinée Équatoriale.
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Si tout n'a pas été parfait, la victoire initiale face au Soudan (3-0) a réveillé la fierté de certains supporters algériens devenus timorés, la faute à un bilan jugé moyen depuis plus de deux ans. Pourtant, sous l'ère Vladimir Petković, les résultats sont plutôt (très) corrects, avec deux qualifications pour la CAN et la Coupe du Monde brillamment obtenues, et seulement 2 défaites.
Seulement voilà. Ces deux défaites, l'Algérie les a concédées face à deux adversaires de qualité, la Guinée et la Suède. Si les Verts ont, depuis, gagné contre l'Arabie Saoudite, des doutes demeurent toujours quant au niveau réel de l'EN face à des cadors continentaux. Face au Burkina Faso, les plus timorés seront servis avec une excellente formation du continent, toujours difficile à manoeuvrer.
Résister et transpercer le bloc
La Patrie des Hommes Intègres (c'est ce que signifie le nom Burkina Faso en dialectes locaux, tel que voulu par l'à jamais regretté Thomas Sankara), désormais conduite par Bramé Traoré, a quelques caractéristiques notables dans son jeu. Souvent en réussite offensivement (18 buts sur les 6 derniers matchs, dont une victoire 0-6 face à Djibouti), les Burkinabés encaissent relativement peu (2 buts sur ces mêmes 6 dernières rencontres) et jouent en transition, dans un 4-3-3 modulable en 4-5-1 selon les circonstances.
Lors de la première journée, les Étalons ont réussi à déjouer le piège de la Guinée Équatoriale, nation ô combien difficile à manoeuvrer et connue pour sa capacité à faire bloc bas. Il faudra donc parvenir à non seulement résister aux assauts du Burkina mais également à marquer, ce que fait très bien l'Algérie version Petković qui compte près de 3 buts par matchs.
Tirer les leçons du Soudan
La meilleure façon de parvenir à dominer un adversaire féru de transitions tout en protégeant au maximum sa cage, c'est probablement de mettre le pied sur le ballon. Pour y parvenir, Vladimir Petković serait bien inspiré de procéder à quelques changements, notamment sur les profils qui auront déçu (ou au contraire réussi) face au Soudan. On pense donc aux possibles entrées de Jaouen Hadjam, Adem Zorgane (ou Ramiz Zerrouki, qui semble d'ailleurs avoir une longueur d'avance) et Ibrahim Maza à la place de Rayan Aït-Nouri, Ismaël Bennacer et Farès Chaïbi.
Si le schéma ne devrait pas changer, les intentions, elles, pourraient être différentes. S'il craint que les transitions adversaires ne soient trop dangereuses, le sélectionneur pourrait ainsi permettre à Samir Chergui, jusqu'alors diminué physiquement, de retrouver le XI en lieu et place de Rafik Belghali, au profil évidemment plus efficace. Ce n'était, des derniers échos, pas la donne hier encore.
Le XI possible : Zidane - Belghali - Mandi - Bensebaïni - Hadjam - Zerrouki - Boudaoui - Mahrez - Maza - Amoura - Bounedjah
Préparer la suite de la compétition dès aujourd'hui
Si nous caressons le fol espoir de remporter la Coupe d'Afrique des Nations 2025, il nous faut être conscients que pareil succès ne s'obtiendra sans victoire convaincante, à même de créer une histoire et des fondements sur lesquels bâtir. Le Burkina Faso pourrait, en cas de succès sérieux, être le Sénégal de 2019, plaçant Vladimir Petković et ses hommes sur le chemin du succès et de la confiance.
À l'inverse, une défaite, qui plus est si elle est sévère (dans le jeu ou dans le score), pourrait créer une spirale de doute qui serait clairement néfaste à l'approche du duel face à la Guinée Équatoriale, déjà le bourreau des Verts il n'y a pas si longtemps encore. En clair, si nous souhaitons rêver, il nous faudra briller, et ce dès aujourd'hui. Messieurs, vous savez ce qu'il vous reste à faire !
DZfoot