Vœux 2026 : pour une France de dialogue et de fraternité

Le recteur de la mosquée de Villeurbanne appelle, à l'aube des municipales 2026 et de la présidentielle 2027, à une France de dialogue et de fraternité face à une année 2025 marquée par une grande violence internationale et sociale.
Il alerte que les musulmans de France ont été durement éprouvés en 2025, citant l'assassinat d'Aboubakr Cissé, tué dans une mosquée à Fréjus, et exhorte à transformer la défiance en dialogue, solidarité et espérance active.
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TSA Algérie
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L’année 2025 s’achève dans un climat de grande violence. Les Ukrainiens espèrent la signature d’un traité de paix encore fragile, les Palestiniens aspirent, avec bien peu d’illusions, à un État aux frontières sûres et clairement définies, tandis que les Soudanais, après l’Irak, la Libye, la Syrie et le Liban, s’enfoncent à leur tour dans une spirale de violences persistantes et entretenues. Le monde semble peu à peu s’habituer à l’instabilité comme à un nouvel horizon.
En France, l’atmosphère n’est guère plus rassurante. À l’approche des élections municipales de 2026 et de la présidentielle de 2027, les attentes de changements profonds se font pressantes, mais elles risquent aussi d’alimenter les divisions et d’exacerber les peurs. À cela s’ajoutent des tensions économiques et sociales qui fragilisent le lien social.
Dans ce climat tendu, les musulmans de France pourraient être parmi les plus exposés aux conséquences de ces évolutions.
Les musulmans de France durement éprouvés en 2025
Depuis des années au centre de l’attention médiatique, trop souvent objets de soupçons et de stigmatisation, ils ont été durement éprouvés en 2025 par la recrudescence d’actes antimusulmans, dont l’assassinat atroce d’Aboubakr Cissé, tué dans une mosquée à Fréjus alors qu’il accomplissait sa prière, demeure l’un des symboles les plus tragiques. Ces drames ne doivent pas seulement nous émouvoir ; ils doivent nous mobiliser.
Car l’heure n’est plus à la résignation. Face à la haine et à la peur, il est urgent de réaffirmer ce qui nous relie : la dignité humaine, la fraternité, la volonté de vivre ensemble.
Chacun, à son échelle, peut semer des gestes de paix, d’écoute et de compréhension. Nous avons la responsabilité collective de transformer la défiance en dialogue, l’indifférence en solidarité et la peur de l’autre en connaissance mutuelle.
Croyants ou non, citoyens de toutes générations, engageons-nous à reconstruire un lien social abîmé. Refusons le fatalisme et choisissons l’espérance active : celle qui bâtit jour après jour un monde où la différence ne divise plus, mais enrichit.
Seigneur, fais de la France un lieu sûr, un havre de paix, de sécurité et de prospérité et fais de nous les instruments de la paix.
*Recteur de la mosquée de Villeurbanne