Algérie : 3,2 milliards $ pour les chemins de fer en 2026

La loi de finances 2026, publiée le 31 décembre et entrée en vigueur le 1er janvier, alloue 413,202 milliards DA (3,2 mds $) aux investissements ferroviaires.
La LF prévoit 8.009 mds DA de recettes, un plafond de dépenses de 17.636 mds DA, un déficit prévisionnel de 9.627 mds DA et une croissance du PIB estimée à 4,1% pour 2026.
Elle réserve aussi 438,162 mds DA (3,3 mds $) pour l'allocation chômage, revalorisée à 18 000 DA par décision du président Abdelmadjid Tebboune le 30 novembre; plus de 2,3 millions d'Algériens en bénéficiaient en 2024.
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TSA Algérie
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Dans la loi de finances pour 2026, qui a été publiée ce mercredi 31 décembre au Journal officiel, dernière étape avant son entrée en vigueur officiellement ce jeudi 1er janvier, l’Algérie a réservé d’importantes sommes pour les investissements ferroviaires.
La LF 2026 prévoit des recettes globales de 8.009 milliards de dinars, dont 2.697 milliards DA de fiscalité pétrolière, et un plafond de 17.636 milliards DA (131 milliards de dollars) de dépenses (crédits de paiement).
Le déficit budgétaire prévisionnel est de 9.627 milliards de dinars tandis que le solde global du trésor, calculé sur la base d’une consommation du budget de 70%, devrait connaître un déficit de 5.186 milliards de dinars.
Concernant les indicateurs économiques, la LF 2026 prévoit un taux de croissance du PIB de 4,1% l’année prochaine et une forte croissance du secteur industriel (6,3%).
La loi de finances 2026 n’a pas introduit de nouvelles taxes pouvant affecter le pouvoir d’achat et préserver le caractère social de l’Etat par le maintien des transferts sociaux et des subventions des produits alimentaires de première nécessité et de l’énergie.
Algérie : près de 3,5 milliards de dollars pour l’allocation chômage
La LF 2026 couvre aussi les dépenses des grands projets engagés dans le cadre de la transformation économique de l’Algérie.
La part du lion du budget des infrastructures revient aux investissements hydrauliques (530 milliards DA) et ferroviaires avec 413,202 milliards de dinars, soit 3,2 milliards de dollars.
Outre la ligne minière Béchar-Tindouf sur 950 km, achevée et sur le point d’être mise en service ce début janvier pour le transport du minerai de fer de Gara Djebilet, et le chemin de fer Bled el Hadba – Annaba pour le transport du phosphate sur 450 km, l’Algérie a entrepris de mailler son territoire en chemins de fer et de relier au réseau national les villes de Tamanrasset et d’Adrar ainsi que les frontières avec le Niger et le Mali.
Un budget de 378,8 milliards de dinars est par ailleurs affecté aux infrastructures routières, 7,9 milliards aux infrastructures aéroportuaires et 40,5 milliards aux infrastructures maritimes.
S’agissant de la répartition par ministères, les Finances arrivent en tête (3 384 milliards DA, 26,1 milliards de dollars). Vient ensuite le ministère de la Défense nationale avec 3 205 milliards de dinars (24,74 milliards USD), l’Education nationale (1851 milliards Da, 14,2 mds USD) et l’Intérieur et Transports (1535 mds dinars, 11,8 mds USD).
La Loi de finances 2026 a réservé 438,162 milliards de dinars (3,3 milliards de dollars) pour le soutien et la promotion de l’emploi, soit un peu plus de la moitié du budget réservé au ministère du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale. Cette somme est destinée à financer l’allocation chômage dont le montant a été augmenté sur décision du président de la République Abdelmadjid Tebboune le 30 novembre dernier à 18.000 dinars contre 15.000 DA auparavant. Plus de 2,3 millions d’Algériens touchaient l’allocation chômage en 2024.