Caracas attaquée : le Venezuela dénonce une agression militaire des États-Unis

Le Venezuela a dénoncé ce samedi 3 janvier une «très grave agression militaire» des États‑Unis après des explosions à Caracas et dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira.
Le président Nicolás Maduro a décrété l’état d’exception et appelé à la mobilisation; le président colombien Gustavo Petro a publié une alerte sur X demandant la réunion de l’OEA et de l’ONU.
Washington, qui déploie depuis fin août un porte‑avions, avions, drones et 15 000 soldats, a déjà visé des embarcations et des pétroliers vénézuéliens.
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TSA Algérie
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Le Venezuela a dénoncé ce samedi 3 janvier une « très grave agression militaire » des États-Unis, après les fortes explosions qui ont secoué la capitale Caracas tôt dans la matinée d’aujourd’hui.
L’attaque américaine a été annoncée par le ministère vénézuélien des Affaires étrangères dans un communiqué. Des « zones civiles et militaires » à Caracas et dans les États de Miranda, d’Aragua et de La Guaira, selon le communiqué. Aucun bilan des bombardements n’a été fourni.
Face à cette agression, le président Nicolas Maduro a décrété l’état d’exception dans le pays, et a lancé un appel à « toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation« , a indiqué le communiqué.
« Le Venezuela est attaqué »
« Caracas est attaquée en ce moment. Alerte mondiale : le Venezuela a été attaqué ! Ils bombardent avec des missiles. L’OEA et l’ONU doivent se réunir immédiatement », a alerté le président de la Colombie Gustavo Petro dans un message posté sur la plateforme X ce samdi matin.
Les explosions qui ont ébranlé la capitale Caracas surviennent alors que le président américain Donald Trump avait évoqué l’éventualité de frappes terrestres contre le Venezuela, ajoutant que les jours du président Maduro étaient « comptés ».
Le Venezuela a accusé les Etats-Unis de chercher à « s’emparer » de ses ressources stratégiques, en « particulier son pétrole et ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la nation ».
Ces attaques surviennent après plus de quatre mois de pression militaire des Etats-Unis sur le Venezuela officiellement pour lutter contre le trafic de drogue en provenance de Colombie.
Washington a déployé depuis fin août dans la mer des Caraïbes un porte-avion nucléaire, des avions et des drones, et 15.000 soldats.
Plusieurs embarcations soupçonnées de transporter de la drogue ont été bombardés et des pétroliers vénézuéliens ont été saisis par les forces américaines.