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Nouveau Code de la route en Algérie : Saïd Sayoud s’explique

Par Badreddine Khris5 min de lecture
Nouveau Code de la route en Algérie : Saïd Sayoud s’explique
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Saïd Sayoud a défendu mardi en Algérie le nouveau Code de la route, adopté par l’APN le 24 décembre, destiné à durcir la lutte contre le « terrorisme routier » qui fait des milliers de victimes.

Les transporteurs ont fait grève le 1er janvier pour demander la révision; le texte prévoit quatre paliers d’amendes (jusqu’à 12 000 dinars) et des peines de prison, et le ministère a chargé son SG et son chef de cabinet le 2 janvier de négocier via un comité.

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Saïd Sayoud s’est exprimé ce mardi sur le nouveau Code de la route dont l’Algérie veut se doter pour durcir la lutte contre le terrorisme routier qui fait des milliers de victimes chaque année dans le pays.

Mais le texte suscite la grogne des transporteurs qui ont déclenché une grève jeudi 1er janvier pour dénoncer certaines mesures, provoquant de fortes perturbations dans les transports de voyageurs et de marchandises.

Devant la Commission de l’équipement et du développement local du Conseil de la nation (Sénat), le ministre de l’Intérieur et des Transports a affirmé que le projet de loi portant Code de la route est le « fruit d’un travail de coordination » entre son ministère et « d’autres secteurs tels que la justice et les représentants des services de sécurité et la gendarmerie nationale ».

Droit dans ses bottes, Saïd Sayoud veut rassurer

Le texte exprime dans « son essence », a-t-il expliqué, une « intention sincère et une vision politique claire pour bâtir une société qui respecte la réglementation et l’ordre, et mesure la valeur de la vie ».

Le projet de loi, adopté par l’Assemblée populaire nationale (APN) mercredi 24 décembre, signifie que la sécurité des citoyens n’est pas une option mais se « veut un engagement explicite de l’État envers sa population, concrétisé par l’ancrage d’une solide culture de la sécurité routière », a-t-il soutenu.

Le projet de loi est venu confirmer que la « sécurité des citoyens est parmi les priorités du président de la République et se veut un engagement de la part de l’État pour la sécurité de la population », a-t-il encore dit.

M. Sayoud a indiqué que le texte accorde une grande importance à la sécurité des véhicules et des routes, et prévoit une responsabilité pénale et civile pour toute infraction au Code de la route.

Le projet de loi comprend également de nouvelles mesures et procédures visant à répondre aux diverses évolutions mondiales rapides qui menacent la sécurité routière dans notre pays.

Le texte a provoqué la grogne des transporteurs

Le projet de loi portant Code de la route porte en son sein une « vision complète qui nécessite l’implication de tous les acteurs chacun selon sa spécialité afin d’arriver à la mise en place d’un Code de la route sécurisé et durable », a souligné Said Sayoud qui, à travers ses déclarations, tente d’atténuer un tant soit peu, la grogne des chauffeurs de camions, de bus et de taxis qui ont déclenché une grève jeudi 1er janvier pour réclamer sa révision.

Quatre paliers d’amendes sont prévus dans le nouveau Code de la route qui a été soumis ce mardi par Saïd Sayoud au Sénat, en effet, selon la gravité de la situation et de l’ampleur de l’accident. Les amendes peuvent atteindre les 12.000 dinars tandis que pour certaines infractions, les contrevenants risquent carrément la prison.

Les transporteurs ont enclenché un mouvement de grève jeudi 1er janvier et demandent la révision du texte. Ce qui a engendré de fortes perturbations d’ailleurs, dans le transport de voyageurs et de marchandises.

Le département de Said Sayoud avait aussitôt réagi, chargeant son secrétaire général et son chef de cabinet, dès le vendredi 2 janvier, de recevoir les représentations syndicales des transporteurs et de recueillir leurs préoccupations.

Un comité a été mis en place et devrait traiter, entre autres, de la tarification du transport de voyageurs, avec la condition que les intérêts des voyageurs et le pouvoir d’achat des consommateurs algériens soient préservés.

Mieux, le ministère de l’Intérieur et des Transports a pris l’engagement de réviser le projet de loi portant Code de la route.

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