Algérie : ce qui change pour l’importation des véhicules en 2026

La Loi de finances 2026, en vigueur le 1er janv. 2026, autorise sous conditions l’importation de véhicules <5 ans exonérés de droits et taxes pour certaines catégories d’Algériens.
Bénéficiaires: ressortissants immatriculés auprès d’ambassades/consulats, justifiant 3 ans de résidence continue à l’étranger et un certificat de changement de résidence.
Véhicules éligibles: voitures électriques/essence/hybrides ≤1 800 cm³, utilitaires PTAC ≤5,95 t; diesels exclus. Franchises: 8 M DA (stagiaires/étudiants), 10 M DA (autres). Taxe d’import 8 000 DA à payer avant immatriculation.
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TSA Algérie
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L’Algérie a pris deux principales décisions pour l’importation des véhicules en 2026. La première concerne les voitures de moins de cinq ans. Elle concerne, sous conditions, une certaine catégorie des Algériens : les diplomates en poste à l’étranger et les membres de la diaspora, comme le stipule la Loi de finances 2026.
Pour l’application de cette mesure, la Direction générale des Douanes algériennes a adressé une note à ses services pour détailler le mode d’emploi.
Dans une note adressée aux directions régionales et ses différents services, l’administration des douanes a expliqué les nouvelles dispositions introduites dans la Loi de finances 2026 qui permettent à certaines catégories de ressortissants algériens d’importer des véhicules âgés de moins de cinq ans avec une exemption complète des droits de douane et de l’ensemble des taxes dont soumises les importations de véhicules.
Dans la directive, la DGD a expliqué les nouvelles dispositions en particulier celles dont la mise en œuvre a été confiée aux services douaniers. Il est clarifié que le nouveau dispositif ne concerne pas l’ensemble de la population algérienne.
L’article 202 de la loi de finances 2026 définit clairement les personnes qui peuvent bénéficier de ces nouvelles décisions d’importation.
Les conditions d’importation de véhicules de moins 5 ans fixées
Peut bénéficier de cette disposition tout ressortissant algérien immatriculé auprès des représentations diplomatiques et consulaires algériennes dans le pays de résidence à l’étranger.
Le ressortissant doit prouver, ainsi, un séjour ininterrompu d’au moins trois années complètes à l’étranger, calculées à partir de la date officielle du changement de résidence. Il doit justifier, en outre, d’un retour définitif vers le territoire national, avec un certificat de changement de résidence. La Loi de finances 2026 exige qu’il n’ait jamais bénéficié des avantages liés au changement de résidence lors de ses précédents retours en Algérie.
L’Algérie, faut-il le souligner, n’exige plus, pour cette catégorie de membres de la communauté nationale établie à l’étranger, l’importation d’un véhicule, exclusivement neuf. En termes plus clairs, les véhicules importés, insérés dans la position tarifaire douanière n° 87-03, doivent être neufs ou avoir moins de cinq ans à leur entrée sur le territoire douanier.
La DGD précise que ces nouvelles mesures entrent en vigueur dès le 1er janvier 2026. Ce qui signifie que les véhicules arrivés dans les ports avant le 1er janvier 2026 sont exclus de la liste des véhicules de moins de 5 ans.
Les véhicules diesel sont-ils concernés ?
Il est à noter que ces avantages concernent les voitures particulières électriques, à essence ou hybrides d’une cylindrée n’excédant pas 1 800 cm³ contre 2000 cm³ auparavant, les véhicules utilitaires électriques, à essence ou hybrides d’un poids total autorisé en charge (PTAC) n’excédant pas 5,950 tonnes, ainsi que les deux-roues soumis à immatriculation. Ce qui indique que les véhicules à moteur diesel ne sont pas inclus dans ce dispositif. Les voitures neuves dotées d’un moteur diesel peuvent être importées en Algérie, mais elles ne sont pas concernées par l’exonération des taxes, selon un transitaire. L’importateur doit donc s’acquitter de l’ensemble des droits et taxes exigés, soit plus de 50% du prix du véhicule.
Une nouvelle taxe de 8.000 DA
La nouvelle disposition de la Loi de finances 2026 précise que les marchandises, incluant le véhicule et l’ensemble du mobilier domestique sont dédouanées en dispense du contrôle du commerce extérieur et en exemption des droits des douanes et taxes, lorsque la valeur des marchandises y compris le véhicule, ne dépasse pas le montant de huit millions de dinars de dinars pour le personnel stagiaire et les étudiants qui se forment à l’étranger et dix millions de dinars pour les autres citoyens.
Par ailleurs, l’Algérie a instauré une nouvelle taxe de 8.000 DA sur les véhicules importés « appliqués à la visite technique et à la contre-visite », selon la Loi de finances 2026. « À l’importation par les usagers, la taxe est acquittée auprès de la recette des impôts après dédouanement et avant l’immatriculation du véhicule », précise le texte.