Clandestins algériens à l’étranger : Tebboune décrète une mesure exceptionnelle

Le 11 janvier, le président Abdelmadjid Tebboune a décrété la régularisation des jeunes Algériens à l'étranger en situation irrégulière et précaire, annonce faite au Conseil des ministres.
Les consulats appliqueront la mesure jusqu'à leur retour, à condition d'un engagement à ne pas récidiver; elle exclut auteurs de crimes sanglants, trafics de drogue/armes et collaborateurs de services étrangers.
Le texte vise surtout ceux « poussés à l'erreur » ou exploités après de petits délits destinés à ternir l'image de l'Algérie.
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TSA Algérie
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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a décrété ce dimanche 11 janvier une mesure exceptionnelle en faveur des jeunes algériens se trouvant à l’étranger dans la « précarité » et en « situation irrégulière », a indiqué la Présidence de la République dans un communiqué.
La mesure a été annoncée par le chef de l’Etat lors du Conseil des ministres qu’il a présidé ce dimanche 11 janvier.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé un appel aux jeunes algériens se trouvant à l’étranger dans la « précarité » et « en situation irrégulière », a indiqué le communiqué. Le message est destiné principalement à « ceux qui ont été délibérément poussés à l’erreur par des personnes ayant cru, à tort, qu’ils porteraient atteinte à la crédibilité de l’État dans le but de les utiliser à l’étranger contre leur pays ».
Il ajoute que la plupart de ces jeunes « n’ont commis que de petits délits, comme la crainte d’une simple convocation par la police ou la gendarmerie pour être entendus sur des faits relatifs à l’ordre public ou d’autres choses de ce genre ».
Il a cité aussi ceux qui voulaient utiliser les chiffres relatifs à la « harga » (émigration clandestine) pour « ternir la réputation » de l’Algérie, dans le but de « semer la confusion parmi les jeunes pour qu’ils fuient le pays de manière illégale ».
« Ces jeunes se trouvent aujourd’hui loin de leur patrie, de leurs proches et de leurs amis, souffrant de misère et de privations, pour être exploités dans des travaux dégradants, tandis que d’autres sont instrumentalisés contre leur pays », ajoute le communiqué de la Présidence de la République.
« Ne pas récidiver »
De telles situations « ne justifient pas de telles souffrances ». Ces jeunes peuvent être « exploités par des groupes criminels et mafieux », et ils sont exposés à une « atteinte à leur réputation, tant dans leur pays d’accueil que dans leur pays d’origine ».
Après avoir lancé cet appel, le Conseil des ministres « sous la présidence du Président de la République, chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale, et avec l’accord unanime de toutes les institutions de la République, a décidé de régulariser le statut de ces Algériennes et Algériens, à condition qu’ils s’engagent à ne pas récidiver », selon le communiqué.
Les procédures relatives à cette décision de régularisation seront mises en œuvre par les consulats d’Algérie à l’étranger « jusqu’au retour de ces fils et filles d’Algérie dans leur patrie ».
« Cette mesure exclut les personnes ayant commis des crimes sanglants, des trafics de stupéfiants ou d’armes, ainsi que toute personne collaborant avec des services de sécurité étrangers dans le but de nuire à la patrie, l’Algérie », précise le conseil des ministres.