L’Algérie poursuit ses achats de blé à l’étranger

L’Algérie multiplie les importations de blé pour sécuriser ses stocks: l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a lancé un appel d’offres pour 50 000 t (date limite lundi) et a acheté le 3 décembre 810 000–900 000 t de blé tendre à 256 $/t.
Les livraisons sont prévues du 1er au 15 février 2026 et du 16 au 28 février 2026.
L’USDA estime la production 2025‑26 à 3,2 Mt (rendement 1,78 t/ha), loin des 5 Mt visés par le ministère, ce qui oblige l’Algérie à diversifier ses fournisseurs et à rester dépendante des importations.
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TSA Algérie
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L’Algérie poursuit ses importations de blé afin de renforcer ses stocks et de sécuriser son approvisionnement en ce produit de large consommation, dont la production peine à satisfaire les besoins du pays.
L’Algérie a fait, pourtant, de 2025, une année clé pour sa souveraineté céréalière, visant des récoltes record. Or, il faut le reconnaître, elle reste toujours fortement dépendante des importations pour faire face à sa consommation et à la sécheresse endémique qui a fortement impacté la filière ces dernières années. L’Algérie poursuit, en effet, ses importations de blé dur et tendre afin de combler le déficit de sa production nationale.
L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a lancé un appel d’offres international pour l’achat de blé. La date limite de dépôt des offres est fixée à lundi, ont indiqué des négociants européens, cités par l’agence Reuters samedi.
L’appel d’offres porte sur un volume nominal de 50.000 tonnes, ont-ils précisé, même si l’OAIC achète généralement des quantités bien supérieures lors de ses appels d’offres à l’importation. La livraison est impérative en mars si le blé est acheté en provenance de la principale zone d’approvisionnement de l’Algérie, à savoir l’Europe, ont ajouté les négociants, affirme la même source.
L’Algérie, qui est l’un des plus grands importateurs de céréales au monde, a diversifié ses fournisseurs et s’est détournée du blé français dans un contexte de crise récurrente entre les deux pays.
Sécuriser l’approvisionnement alimentaire et anticiper les besoins
À travers ces opérations d’importation, l’Algérie veut sécuriser l’approvisionnement et anticiper les besoins en blé.
L’Algérie a, pour rappel, réalisé mercredi 3 décembre l’une de ses plus importantes acquisitions de l’année, en achetant entre 810.000 et 900.000 tonnes d’une denrée stratégique, le blé tendre, lors d’un appel d’offres international.
Selon des sources européennes relayées par Reuters, cette opération dépasse les prévisions initiales et illustre la volonté du pays de sécuriser ses stocks pour 2026. Le prix moyen s’est établi à 256 dollars la tonne, coût et transport inclus. Ce qui confirme le recours impératif aux importations pour répondre aux besoins en augmentation continue de l’Algérie. Les livraisons de cette commande seront effectuées en deux étapes, l’une, du 1ᵉʳ au 15 février 2026, et l’autre, du 16 au 28 février 2026.
La production algérienne de blé s’annonce légèrement en hausse cette saison, mais loin des prévisions du ministère de l’Agriculture. C’est du moins ce que révèlent les statistiques du département américain de l’Agriculture (USDA) publiées le mois de décembre dernier.
Légère hausse de la production algérienne selon L’USDA
L’USDA a estimé la production algérienne de blé, pour la saison 2025-2026, à 3,2 millions de tonnes, en hausse de 0,2 million de tonnes par rapport à la précédente (2024-2025) et de 0,5 million de tonnes par rapport à celle d’avant 2023-2024.
Selon la même source, le rendement moyen du blé devrait atteindre 1,78 tonne par hectare durant cette campagne 2025-2026, enregistrant ainsi une progression de 0,11 tonne par rapport à la saison 2024-2025 et de 0,28 tonne comparativement à la campagne 2023-2024.
Les chiffres de l’USDA montrent, de manière générale, une évolution de la production céréalière algérienne. Les importations restent, néanmoins, indispensables pour combler le déficit de la production, d’autant que les prévisions sont inférieures de 1,8 million de tonnes par rapport à celles des services agricoles (prévisions de juin 2025).
Le ministère de l’Agriculture tablait, en effet, sur une production de 5 millions de tonnes et une autosuffisance en blé dur en 2026. L’année 2025 sera « l’année de la production céréalière par excellence au niveau national, avec une forte production de différents types de céréales », avait indiqué, faut-il le rappeler, l’ex-ministre de l’Agriculture, Youcef Cherfa, en juin dernier.
Ce n’est pas encore le cas, puisque l’OAIC multiplie ces derniers mois les appels d’offres internationaux pour l’achat de blé tendre, mais aussi d’orge.