L’Algérie passe d’importateur à exportateur de cosmétiques

Le 21 janvier 2026, Kamel Rezig a annoncé à l’inauguration du salon Cosmetica North Africa à la Safex d’Alger l’interdiction des importations de certains cosmétiques et produits d’hygiène.
Il a affirmé que la production nationale couvre désormais les besoins et que l’Algérie est passée d’importatrice à exportatrice, avec des opérations d’exportation réalisées par des industriels locaux.
La 4e édition du salon a réuni 330 exposants (125 étrangers) et Rezig a appelé à développer localement matières premières et emballages en lien avec Tosyali Algérie, El Hadjar et le complexe algéro‑qatarien "Steel".
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L’Algérie interdit les importations de certains produits cosmétiques et d’hygiène corporelle. Cette décision a été prise à la suite du développement de la production nationale qui couvre actuellement tous les besoins du pays, a justifié mercredi le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig.
Mieux, l’Algérie est passée du stade d’importateur à celui d’exportateur de ces produits, puisque selon Rezig, des opérations d’exportation ont été réalisées par des industriels locaux.
« Pour les cosmétiques, les produits d’hygiène corporelle, de maquillage…, il n’y a plus d’importations », a affirmé le ministre, en réponse à une exposante qui a évoqué la concurrence des produits importés, lors de sa visite du salon international de l’industrie cosmétique Cosmetica North Africa Algeria, dont l’inauguration a eu lieu mercredi 21 janvier 2026 à la Safex d’Alger.
« L’Algérie exporte, pourquoi allons-nous importer ? »
« La production nationale est conséquente pour ce type de produits. Au contraire, l’Algérie en exporte même le surplus. Par conséquent, nous ne pouvons pas importer puisque nous exportons… », a expliqué le ministre, qui a précisé que l’Algérie est, actuellement, en phase de production des matières premières entrant dans la fabrication de ces produits.
Kamel Rezig a encouragé la cheffe d’entreprise à continuer à produire en lui signifiant qu’elle n’a pas à s’inquiéter et qu’elle peut compter sur la « protection et l’accompagnement du gouvernement ».
Selon l’agence APS, la 4ᵉ édition de ce salon a attiré pas moins de 330 exposants, dont 125 entreprises étrangères venues présenter les dernières innovations et technologies du secteur.
Cette exposition couvre les industries des cosmétiques, des produits capillaires, des parfums, des ingrédients, des équipements, des machines et de l’emballage en Algérie.
À cette occasion, le ministre du Commerce extérieur, qui a visité plusieurs pavillons du salon, a souligné le dynamisme, dont ce secteur a fait preuve depuis l’année 2021, grâce aux décisions prises par les autorités pour encourager la production locale.
Produire ses propres matières premières
Par ailleurs, Kamel Rezig a exprimé sa ferme volonté d’apporter, avec son collègue de l’Industrie, le soutien nécessaire aux opérateurs dans le développement de la production locale des matières premières, afin de parvenir à un produit 100 % algérien et de stimuler les exportations.
Concernant les matériaux d’emballage pour les produits d’hygiène corporelle, les détergents et les déodorants, le ministre a invité les producteurs à se rapprocher des fabricants locaux de fer et d’acier, notamment Tosyali Algérie, le complexe El Hadjar et le complexe sidérurgique algéro-qatarien « Steel », afin d’explorer la possibilité d’une production locale de tôles et de plaques de fer destinées à cette activité.