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Ségolène Royal soupçonne Retailleau d’avoir orienté Complément d’enquête sur l’Algérie

Par Rafik Tadjer4 min de lecture
Ségolène Royal soupçonne Retailleau d’avoir orienté Complément d’enquête sur l’Algérie
Résumé IA

Le 28 janvier en Algérie, Ségolène Royal dit avoir refusé de participer au reportage de France 2 diffusé le 22 janvier et soupçonne l'ex‑ministre Bruno Retailleau (sept. 2024–oct. 2025) d'en avoir orienté.

Présidente de l'association France–Algérie, elle qualifie le reportage d'« injurieux » et affirme qu'il vise à disqualifier des élus binationaux avant les municipales de mars.

Samedi, l'Algérie a convoqué le chargé d'affaires de l'ambassade de France à Alger pour protester contre l'émission.

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TSA Algérie

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En visite en Algérie, Ségolène Royal s’est exprimée ce mercredi 28 janvier sur l’affaire de l’émission Complément d’enquête diffusée jeudi 22 janvier sur France 2 et qui a ravivé les tensions entre la France et l’Algérie.

« J’ai refusé de participer à ce reportage », a déclaré la présidente de l’association France – Algérie à Canal Algérie.

« Je devais être invitée dans les fauteuils rouges à la fin du reportage, mais connaissant l’extrême sensibilité du sujet, j’ai demandé à voir le film avant. Quand j’ai vu ce film, j’ai dit : pas question que je vienne cautionner, et même susciter de l’audience sur un sujet que je désapprouve totalement et qui est totalement injurieux pour l’Algérie », a-t-elle raconté.

« Un reportage injurieux pour l’Algérie »

L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle française de 2007 a ajouté avoir exprimé sa position par « écrit » à l’animateur de Complément d’enquête. Elle a jugé « inadmissible » le contenu du reportage diffusé sur la chaîne publique française.

« Imaginez ce que dirait la France si une télévision publique algérienne faisait un reportage comme ça sur Emmanuel Macron. Comment concevoir une chose pareille, où il n’y a pas un sujet positif », a-t-elle dit, avant de soupçonner l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau (septembre 2024 – octobre 2025) d’avoir piloté l’opération.

« Je pense que ce reportage a été entamé quand Monsieur (Bruno) Retailleau était ministre de l’Intérieur. Cela ne m’étonne pas, je pense qu’il a été orienté », a déclaré la présidente de l’association France – Algérie, qui fait partie des personnalités françaises dont les positions sont opposées à celles des droites françaises sur la crise entre les deux pays.

Ségolène Royal reproche à Complément d’enquête de chercher à « disqualifier » les élus binationaux algériens.

Pour Ségolène Royal, l’objectif de ce numéro de Complément d’enquête sur l’Algérie est de « disqualifier » les élus binationaux algériens en France à deux mois des municipales de mars prochain.

« Vous avez un son anonyme d’une élue qui raconte qu’elle subit des pressions de la part d’un consulat. Les consulats sont toujours en contact avec leurs ressortissants pour qu’ils donnent une bonne image de leur pays. Le mécanisme qui consiste à disqualifier les élus binationaux, à injecter ce petit poison du soupçon d’ingérence, c’est signé, d’une part, et de l’autre, c’est par hasard à deux mois des élections communales », s’est-elle indignée.

Samedi, l’Algérie a convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade de France à Alger pour dénoncer le contenu du reportage de France 2.

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