Boualem Sansal, un écrivain controversé, élu à l’Académie française

Boualem Sansal a été élu à l’Académie française le 29 janvier, recueillant 25 voix sur 26 et prenant le siège n°3 vacant depuis la mort de Jean‑Denis Bredin en 2021.
Il a été libéré le 12 novembre après près d’un an de prison et une condamnation à cinq ans pour atteinte à l’unité nationale ; Frank‑Walter Steinmeier avait demandé sa grâce à Abdelmadjid Tebboune le 10 novembre 2025.
Son élection, saluée par la droite et l’extrême droite (notamment Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur de sept. 2024 à oct. 2025), reste controversée en raison de ses positions sur l’immigration, l’islam et ses propos d’octobre 2024 favorables aux thèses marocaines.
Publié par
TSA Algérie
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
Boualem Sansal a été élu jeudi 29 janvier à l’Académie française. L’écrivain franco-algérien a obtenu 25 voix sur 26 votants. Il a pris le siège numéro trois, vacant depuis la mort de l’historien Jean-Denis Bredin en 2021.
Son élection a été saluée en France notamment par des personnalités de la droite et de l’extrême droite, dont son ami, Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur entre septembre 2024 et octobre 2025. Une consécration due notamment à ses positions politiques que pour son talent littéraire d’écrivain.
Cette élection survient deux mois et demi après sa libération en Algérie où il a passé près d’une année derrière les barreaux, après avoir été condamné à cinq ans de prison ferme pour atteinte à l’unité nationale.
Il a été libéré le 12 novembre dernier à la suite d’une demande du président allemand Frank-Walter Steinmeier à son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune.
L’Académie française accueille Boualem Sansal
« Le 10 novembre 2025, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu une demande de M. Frank-Walter Steinmeier, président de la République fédérale d’Allemagne, pays ami, visant à accorder une grâce à Boualem Sansal », avait indiqué la présidence de la République.
Ancien cadre supérieur au ministère algérien de l’Industrie, Boualem Sansal a écrit quelques livres, mais il est connu plutôt pour ses positions proches de l’extrême droite sur l’immigration, les musulmans, l’islam et l’Algérie.
En octobre 2024, il a fait des déclarations controversées au site d’extrême droite Frontières où il a adopté les thèses expansionnistes du Maroc sur les frontières de l’Algérie, affirmant qu’une partie de l’ouest algérien appartenait à son voisin de l’ouest.
Pendant son incarcération en Algérie, l’extrême droite et Bruno Retailleau ont été accusés par une partie de la classe politique en France d’instrumentaliser l’affaire Sansal pour des raisons électoralistes.