Algérie – France : Ségolène Royal lance un appel à Macron et critique Nunez

Le 2 février, Ségolène Royal a appelé Emmanuel Macron à faire « un geste de réconciliation et de reconnaissance » envers l’Algérie après une visite de cinq jours à Alger.
Reçue le 27 janvier par le président Abdelmadjid Tebboune, elle demande que la France reconnaisse les crimes coloniaux pour réconcilier les deux pays.
Elle a critiqué le ministre Laurent Nunez pour avoir conditionné sa visite aux « bougés très forts » sur les OQTF et le dossier Christophe Gleizes.
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Ségolène Royal a lancé ce lundi 2 février un appel au président français Emmanuel Macron à faire « un geste de réconciliation et de reconnaissance » envers l’Algérie, et a critiqué la posture du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez qui a posé des conditions pour sa visite à Alger.
La présidente de l’association France – Algérie a effectué la semaine passée une visite de cinq jours à Alger durant laquelle elle s’est exprimée sur de nombreux sujets dont le conflit mémoriel.
« Reconnaissance et réconciliation »
D’Alger où elle a été reçue par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, mardi 27 janvier, la candidate socialiste aux présidentielles de 2007 a plaidé pour la reconnaissance par la France des crimes coloniaux en Algérie afin de réconcilier les deux pays. Elle a aussi appelé Paris à faire le premier pas vers Alger pour enclencher le processus de réconciliation.
De retour à Paris vendredi, elle a appelé ce lundi sur TF1 le président Emmanuel Macron à faire un geste de « réconciliation et de reconnaissance ».
« Les autres pays colonisateurs ont fait cette reconnaissance, ont fait cette demande de pardon », a-t-elle dit, en mettant en garde sur les risques pour la France de perdre définitivement ses positions en Algérie.
Ségolène Royal critique la posture de Laurent Nunez
« Il est évident que nous devons cette réconciliation aux jeunes générations, des deux côtés (de la) rive », a-t-elle soutenu, en remarquant que « tous les pays s’entendent avec l’Algérie, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne (…) et pas la France, alors que c’est nous qui avons l’histoire commune la plus douloureuse mais aussi la plus imprégnante de nos deux communautés ».
En plus de l’appel à Emmanuel Macron, Ségolène Royal a critiqué la posture de Laurent Nunez qui a conditionné vendredi sa visite en Algérie par des « bougés très forts » de la part des autorités algériennes sur la question des OQTF et la situation de Christophe Gleizes. « Il faut y aller, c’est évident. Quand on pose des conditions, c’est qu’on ne veut pas y aller », a critiqué Mme Royal, en soulignant que le successeur de Bruno Retailleau à Place Beauvau est attendu à Alger.