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L’Algérie au centre d’un débat au Congrès américain

Par Riyad Hamadi4 min de lecture
L’Algérie au centre d’un débat au Congrès américain
Résumé IA

Au Congrès américain, de nombreux parlementaires ont salué le rôle de l’Algérie comme acteur de stabilité en Afrique du Nord et au Sahel, malgré des inquiétudes sur ses achats d’armes russes.

Lors d’une audition, Robert Palladino a qualifié de « préoccupants » les reportages sur un possible achat de Su‑57E, tout en vantant la coopération étroite avec Alger.

Une tentative en 2022 d’appliquer la loi CAATSA (2017) n’avait obtenu que 9 signatures sur 435, et Alger et Washington ont signé en janvier 2025 un protocole militaire « historique ».

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Devant une tentative de remettre sur le tapis la question des pressions sur l’Algérie pour ses achats d’armements russes, de nombreux membres du Congrès ont au contraire salué le rôle positif du pays dans la sécurité régionale.

Ce n’est pas la première fois que les liens entre l’Algérie et la Russie font l’objet de tentatives de manipulation. En 2022, des parlementaires américains avaient appelé à imposer des sanctions contre l’Algérie pour ses achats d’armes russes, en vertu de la loi CAATSA (Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act), adoptée en 2017. Toutefois, neuf parmi 435 membres de la chambre des représentants avaient signé la pétition.

Cette semaine, la question est de nouveau évoquée à l’occasion de l’audition d’un haut responsable du Département d’État, Robert Palladino, devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain.

Selon l’agence russe Tass, interrogé sur les informations faisant état de l’acquisition par l’Algérie de l’avion russe Su-57E, Palladino a répondu : “Nous avons pris connaissance de ces rapports médiatiques, et ils sont préoccupants”. Il a toutefois ajouté que les États-Unis travaillent “en étroite collaboration avec le gouvernement algérien sur les domaines d’intérêt commun”.

Congrès US : l’Algérie, un acteur de stabilité en Afrique du Nord et au Sahel

Malgré cette précision, certains se sont empressés de conclure à la possibilité de “sanctions” américaines contre l’Algérie en vertu de la loi CAATSA. Ce que le responsable américain n’a à aucun moment évoqué.

Mieux, de nombreux membres du Congrès ont mis à profit la tenue d’une séance de débat et d’écoute, consacrée à la sécurité en Afrique du Nord et dans la région du Sahel, pour saluer le rôle de l’Algérie dans la stabilité régionale et son expérience dans la lutte contre le terrorisme.

Comme l’a rapporté la Télévision algérienne ce jeudi 5 février, les membres du Congrès ont souligné que “la coopération algéro-américaine dans le domaine de la lutte contre le terrorisme constitue un axe de coopération positif”, ajoutant que la sécurité régionale et la lutte contre les groupes extrémistes demeurent “un domaine concret et nécessaire pour le partenariat bilatéral”.

Les parlementaires américains ont aussi mis en avant le rôle “efficace et fondé sur une expertise et une expérience accumulée sur le terrain”, de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme, assurant que l’Algérie est “un acteur de stabilité en Afrique du Nord et dans la région du Sahel grâce à son expérience historique dans la lutte contre le terrorisme”.

La sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a critiqué la vacance de plusieurs postes diplomatiques américains à l’étranger, dont celui de l’ambassade US en Algérie. Le président Donald Trump a décidé de mettre fin aux fonctions d’Elisabeth Moore Aubin et n’a pas encore nommé son successeur à la tête de la représentation diplomatique à Alger.

En janvier 2025, l’Algérie et les États-Unis ont signé un protocole de coopération militaire qualifié d’”historique”.

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