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Port du voile en France : l’avis tranché de Chems-Eddine Hafiz

Par Riyad Hamadi4 min de lecture
Port du voile en France : l’avis tranché de Chems-Eddine Hafiz
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À Rosny-sous-Bois, des employées d'une crèche ont été recalées lors d’un transfert vers une structure publique parce qu’elles portaient le voile.

Ce mardi sur BFMTV, Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande mosquée de Paris, a rappelé que le voile est autorisé dans l’espace public en France mais qu’un règlement intérieur d’administration peut obliger à l’enlever pour travailler.

Il a présenté le guide "Musulmans en occident" et regretté qu’« aujourd’hui, les musulmans sont un problème ».

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TSA Algérie

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Une nouvelle affaire de voile islamique éclate en France, concernant cette fois des employées d’une crèche. Invité à s’exprimer sur le sujet, le recteur de la Grande mosquée de Paris (GMA), Chems-Eddine Hafiz, a livré un avis tranché.

Cela s’est passé à Rosny-sous-Bois, en région parisienne. Les animatrices et les enfants d’une crèche en difficulté financière devaient être transférées dans une structure publique, mais le transfert a buté sur leur voile islamique que portent trois employées, qui ont été recalées.

Ce mardi sur BFMTV, Chems-Eddine Hafiz a livré son avis. “Nous sommes dans une société en France avec la laïcité, nous sommes dans un pays de liberté, c’est-à-dire que la femme, lorsqu’elle est dans l’espace public, elle peut porter le voile”, a rappelé le recteur de la Grande mosquée de Paris, soulignant que les seuls interdits sont la loi de 2004 qui interdit le voile à l’école et la loi sur la dissimulation du visage. 

Dans ce cas précis, il a noté qu’on est face à une administration, et à partir du moment où le règlement intérieur interdit les signes religieux, “il y a ce qu’on appelle dans le droit musulman la notion de la dharora (nécessité)”.

Chems-Eddine Hafiz : “Aujourd’hui, les musulmans sont un problème” en France 

Tout en reconnaissant à la femme en question la liberté personnelle de porter le voile ou pas, Hafiz a expliqué que, dans ce cas précis, “il y a une réglementation et elle doit enlever son voile si elle veut travailler”.

“Elle l’enlève au moment où elle passe la porte de son lieu de travail”, a-t-il suggéré, d’autant plus que cela se fait tous les jours en France.

Sur le même plateau, Chems-Eddine Hafiz a évoqué le guide “Musulmans en occident” que vient de publier la GMP.  “Nous avons voulu faire oeuvre d’abord de clarification” en apportant une définition aux mots qui sont utilisés dans le débat public à propos de l’islam et des musulmans, comme le voile, la taqia, la charia, a expliqué le recteur. 

Il y a nécessité d’explication car l’islam est méconnu en Occident. “Aujourd’hui, nous sommes un problème. La religion musulmane, on la considère comme étrangère. Avant on considérait les protestants comme la cinquième colonne, aujourd’hui c’est notre histoire”, a regretté Hafiz.  

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