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Football : le débat sur la binationalité passe de l’Algérie à la Tunisie

Par Rafik Tadjer3 min de lecture
Football : le débat sur la binationalité passe de l’Algérie à la Tunisie
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La question de la binationalité revient en Tunisie avec la nomination de Sabri Lamouchi comme sélectionneur des Aigles de Carthage, succédant à Sami Trabelsi.

Lamouchi, 54 ans, a assuré qu'il « ne supplierai personne » et qu'« il n'y a pas de binational et de local », citant le cas du Germano‑Tunisien Rani Khedira (Union Berlin) en vue du Mondial 2026.

Il a ajouté que la double culture est un atout et qu'un joueur est Tunisien dès qu'il joue pour la Tunisie.

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Le débat sur la binationalité dans le football passe de l’Algérie à la Tunisie. Sabri Lamouchi est confronté à la question dès sa nomination comme sélectionneur des Aigles de Carthage, en remplacement de Sami Trabelsi.

L’ancien milieu de terrain de l’équipe de France a évoqué la condition des joueurs binationaux, en faisant une confidence sur son propre vécu.

En conférence de presse, Lamouchi a été interpellé sur le cas du Germano-Tunisien Rani Khedira, frère de l’ancien international allemand Sami Khedira, pressenti pour renforcer la sélection tunisienne en prévision du Mondial 2026.

« Je ne supplierai personne pour venir jouer pour la Tunisie, et nous irons chercher les joueurs qui apporteront une réelle valeur ajoutée », a dit le sélectionneur, sans citer explicitement le nom du milieu de l’Union Berlin.

Le Franco-T****unisien Sabri Lamouchi s’exprime sur la binationalité

« Il faut que je corrige quelque chose, il n’y a pas de binational et de local. On est tous Tunisiens, et ça, c’est très important », a-t-il dit, soulignant au passage la situation difficile que vivent les joueurs binationaux : « Ça me rappelle que lorsque j’étais joueur en France, je n’étais pas Français. Et quand j’étais en Tunisie, je n’étais pas Tunisien. Quand je signais dans un club, j’étais Français, quand j’étais licencié, j’étais Franco-Tunisien… »

« Ce n’est pas grave, j’ai ma personnalité, je sais qui je suis, et je n’ai aucun problème avec ça », a toutefois assuré Lamouchi, estimant que « c’est un atout d’avoir une double culture, une double identité ».

« On a des gamins, si vous dites qu’ils sont binationaux, je ne suis pas certain que ce soit une bonne chose. Ils sont Tunisiens à partir du moment où ils viennent jouer pour la Tunisie », a-t-il insisté.

Sabri Lamouchi, 54 ans, a joué dans le haut niveau dans les années 1990 et 2000, évoluant notamment à Auxerre, Marseille, Parme et l’Inter Milan. Il a été sélectionné à 12 reprises avec l’équipe de France entre 1996 et 2001, sans toutefois participer au mondial 1998. Comme entraîneur, il a pris en main notamment la Côte d’Ivoire et Nottingham Forest.

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