France : les actes antimusulmans ont bondi de 88% en 2025

La France a enregistré environ 2 500 actes antireligieux en 2025, un niveau comparable à 2024, alerte la Grande Mosquée de Paris.
Les actes antimusulmans ont bondi à 326 faits en 2025 (+88 %), tandis que l'antisémitisme reste à un niveau historiquement élevé malgré une baisse statistique.
Le recteur Chems‑Eddine Hafiz appelle à la vigilance contre la stigmatisation, au maintien du dialogue avec les pouvoirs publics et à un travail éducatif et culturel de long terme.
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TSA Algérie
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La France a enregistré environ 2.500 actes antireligieux en 2025, un niveau semblable à celui de 2024, ce qui confirme une « réalité préoccupante », s’alarme ce jeudi le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz.
La Grande Mosquée de Paris exprime sa « vive inquiétude » face à la « persistance » de ces violences et rappelle que toute atteinte à une personne ou à un lieu de culte constitue une « atteinte directe aux principes fondamentaux de la République. »
Si l’antisémitisme se « maintient à un niveau historiquement élevé malgré une baisse statistique », les actes antimusulmans ont enregistré une « hausse particulièrement forte, atteignant 326 faits en 2025, soit une progression de 88 %, pointe la Grande mosquée de Paris.
France : près de 2.500 actes antireligieux en 2025
La plus importante institution religieuse musulmane de France estime que ces réalités « ne doivent jamais être mises en concurrence ni hiérarchisées ». « Chaque acte antireligieux, quelle que soit la confession visée, fragilise le pacte républicain et alimente un climat de suspicion contraire à l’idéal français de fraternité », tranche-t-elle.
Le recteur Hafiz préconise trois actions pour « renforcer sans ambiguïté la lutte contre toutes les formes de haine religieuse » :
· Une vigilance accrue face aux discours de stigmatisation et de désinformation ;
· Le maintien d’un dialogue constant entre les pouvoirs publics et les représentants des cultes ;
· Un travail éducatif et culturel de long terme en faveur de la connaissance mutuelle et du respect.
« Dans une période où les tensions internationales et les fractures sociales peuvent nourrir les amalgames, il est de notre devoir commun de rappeler que la France ne saurait être le théâtre de la peur religieuse. Elle doit rester l’espace où la liberté de conscience, la dignité et la fraternité demeurent des réalités concrètes pour tous », conclut le recteur.